Kenya : le Procureur de la CPI salue la décision des juges

24 janvier 2012

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a salué mardi la décision des juges de la Cour de confirmer les charges contre quatre Kenyans hauts placés, dont le vice Premier ministre, pour des crimes commis lors de violences à la suite des élections législatives de 2007.

« La décision qui a été rendue hier est d'une importance cruciale à plus d'un titre. Elle établit l'existence d'une responsabilité individuelle dans les violences postélectorales mais également dans la pacification du Kenya », a dit M. Moreno-Ocampo dans une déclaration à la presse.

La Chambre préliminaire de la CPI a confirmé lundi les charges contre Uhuru Muigai Kenyatta, le vice Premier ministre et Ministre des finances, William Samoei Ruto, ancien Ministre de l'éducation supérieure, de la science et de la technologie, Francis Kirimi Muthaura, chef du service public, et Joshua Arap Sang, chef des opérations de la station radio KASS FM.

Elle a par contre refusé de confirmer les accusations contre deux autres suspects, Henry Kiprono Kosgey, ancien Ministre de l'industrie, et Mohamed Hussein Ali, le Commissaire de police au moment des faits. La Chambre a déclaré que le Procureur n'avait pas présenté suffisamment de preuves.

« Les juges ont confirmé que les premiers actes de violence commis en 2007 et 2008 avaient été planifiés et organisés un an auparavant par les membres de l'ODM sous la direction de M. Ruto », a dit M. Moreno-Ocampo. « Ces actes ont donné lieu à des attaques menées en représailles contre les partisans de ce mouvement. La Cour pénale internationale a identifié les personnes qui doivent affronter la justice. Il y a des motifs substantiels de croire qu'elles ont commis les crimes qui leur sont reprochés mais elles continueront de bénéficier de la présomption d'innocence ».

Le Procureur de la CPI a déclaré que ses services allaient continuer « à enquêter sur M. Kosgey et les activités de la police, ainsi que sur les crimes qui auraient été perpétrés à Kibera et à Kisumu », mais qu'ils n'interjetteraient pas appel de la décision.

 

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