Côte d'Ivoire : la situation humanitaire mérite davantage d'attention - ONU

16 janvier 2012

Neuf mois après la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, la situation sécuritaire et politique s'est progressivement améliorée dans la majeure partie du territoire, permettant le retour de personnes déplacées internes et de réfugiés, a noté lundi le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU dans ce pays, Bert Koenders.

Il a toutefois estimé qu'il ne fallait pas perdre de vue la persistance d'importants problèmes de sécurité et de tensions communautaires, notamment dans l'ouest et le sud-ouest du pays.

Pour l'ONUCI, l'assistance humanitaire aux populations les plus vulnérables est une priorité absolue, y compris la protection des civils, la restauration des moyens de subsistance, le retour volontaire et la réintégration. Selon le Chef de l'ONUCI un concours de la communauté internationale est vital. « Un manque de financement de l'assistance humanitaire pourrait entraîner une aggravation de la situation, voire une résurgence de nouvelles tensions », a-t-il dit.

M. Koenders a tenu ces propos alors que la Sous-secrétaire générale aux affaires Humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence, Catherine Bragg, le Coordonnateur humanitaire du système des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Ndolamb Ngokwey, et le Ministre ivoirien de l'emploi, des affaires sociales et de la solidarité, Gilbert Koné Kafana, ont participé lundi au lancement du Processus d'appel consolidé 2012 pour la Côte d'Ivoire, dont le montant total s'élève à 173 millions de dollars.

Mme Bragg est arrivée dimanche en Côte d'Ivoire pour une visite officielle de trois jours. Elle a précisé au cours de la cérémonie de lancement du CAP-CI 2012 que l'objectif de sa visite « est d'évaluer la situation humanitaire neuf mois après la crise postélectorale, et de sensibiliser les donateurs et le public sur les besoins et défis restants, ainsi que sur la nécessité d'un financement conséquent tout au long de l'année afin de permettre une réponse humanitaire solide qui contribuera à la stabilisation ».

Elle a souligné que malgré la stabilisation et l'amélioration de la sécurité, la Côte d'Ivoire demeure un pays fragile, en phase de récupération et fortement affecté par les séquelles des nombreuses crises qui l'ont touchée. Elle a noté qu'en dépit des améliorations constatées, des défis restaient encore à relever.

« Des besoins humanitaires importants restent à combler, particulièrement à l'ouest et au sud-ouest du pays où des problèmes de protection et de tensions communautaires liées à la problématique du foncier rural persistent. Dans ces régions, l'accès aux services de base tels que la santé, l'éducation et la provision en eau potable est très limité », a-elle noté.

 

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