Le HCR ferme son bureau au Timor-Leste, après 12 années de fonctionnement

Le Président du Timor-Leste, José Ramos-Horta (à gauche), présente des cadeux à James Lynch du HCR lors de la cérémonie marquant la fermeture du bureau de l'agence à Dili.  Photo UNHCR/ K.McKinsey
Le Président du Timor-Leste, José Ramos-Horta (à gauche), présente des cadeux à James Lynch du HCR lors de la cérémonie marquant la fermeture du bureau de l'agence à Dili. Photo UNHCR/ K.McKinsey

Le HCR ferme son bureau au Timor-Leste, après 12 années de fonctionnement

Une cérémonie a eu lieu jeudi à Dili, au Timor-Leste, pour célébrer la fermeture du bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), après 12 années d'opérations d'assistance aux réfugiés et autres déplacés. La cérémonie s'est déroulée au palais présidentiel.

Le HCR avait ouvert son bureau au Timor-Leste en mai 1999. Les violences ayant entouré le référendum sur l'indépendance de l'Indonésie, organisé en août de la même année, avaient provoqué la fuite de près de 250.000 personnes vers le Timor occidental voisin, a rappelé vendredi un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'une conférence de presse à Genève.

Le HCR avait aidé 220.000 personnes à rentrer chez elles et participé aux efforts de réconciliation. Des milliers de rapatriés avaient bénéficié d'une aide pour construire de nouvelles maisons. Des matériaux de construction avaient été acheminés par hélicoptère vers les régions reculées.

En 2006, suite à une nouvelle urgence, le HCR avait apporté une aide d'urgence à 150.000 personnes, déplacées à l'intérieur du pays en raison de violences, pillages et incendies volontaires.

Au cours de la cérémonie de jeudi, un hommage a été rendu à trois collaborateurs du HCR – Samson Aregahegn, Carlos Luis Caceres-Collazo et Pero Simundza – tués en septembre 2000 au cours des violences à Atambua, au Timor occidental.

Le bureau régional du HCR à Bangkok sera désormais chargé de la collaboration avec le gouvernement et la société civile au Timor-Leste pour protéger les réfugiés et les demandeurs d'asile dans le pays.