Education pour tous : l'UNESCO plaide en faveur des nouvelles technologies

10 janvier 2012

A l'occasion du Forum mondial sur l'éducation qui se tient à Londres du 9 au 11 janvier 2012, la Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a rappelé mardi qu'une éducation de qualité constitue un droit humain essentiel et a plaidé pour l'utilisation des nouvelles technologies pour faciliter l'enseignement et l'apprentissage dans le monde.

« Cela n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui, en période de crise économique. Une éducation de qualité est un droit humain essentiel, et également un moteur de succès économique », a déclaré Irina Bokova dans un discours prononcé à l'occasion du Forum mondial sur l'éducation.

« L'éducation amène le développement durable. Investir dans l'éducation est la meilleure façon d'investir pour sortir de la crise », a-t-elle ajouté.

Le thème du Forum est « Apprendre des meilleures expériences dans un monde qui change ». La Chef de l'UNESCO a rappelé les progrès effectués depuis 2000 : le nombre d'enfants non scolarisés a diminué de 37 millions et l'écart entre les sexes s'est réduit.

« Cela montre que de bons investissements et un engagement peuvent produire des résultats. Je le dit car nous sommes aujourd'hui à un carrefour. Le monde ne va pas atteindre les objectifs en matière d'éducation », a souligné Mme Bokova précisant qu'il reste 67 millions d'enfants qui ne sont pas scolarisés dans le cycle primaire.

Or, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) visent à scolariser tous les enfants dans le cycle primaire d'ici à 2015. La Directrice de l'UNESCO a mis l'accent sur la nécessité d' « adapter des solutions », car « nous avons besoin d'adapter les capacités aux besoins » et « d'adapter les compétences avec le monde du travail ».

Elle a insisté sur les bénéfices de l'utilisation des nouvelles technologies de l'information en matière d'éducation. Selon elle, « c'est un bon exemple de comment une organisation intergouvernementale et des partenaires privés peuvent coopérer pour fournir des résultats concrets ».

L'UNESCO a mis en place des outils technologiques pour les enseignants afin d'améliorer les standards de compétences. Pour Mme Bokova, il est important de placer l'enseignant au cœur de ce dispositif utilisant les nouvelles technologies.

« La technologie peut un être un puissant multiplicateur pour l'éducation, mais cela doit être intégré dans de nouveaux styles d'enseignements et d'apprentissage. Dans de nombreux pays, cela nécessite un profond changement vers des projets d'apprentissage plus interactifs. Les enseignants sont essentiels pour cela », a martelé Mme Bokova.

Pour la chef de l'UNESCO, « le partenariat public-privé est une nouvelle forme de pouvoir civil qui va forger le 21e siècle ».

« Fondamentalement l'éducation consiste à créer des sociétés saines. Cela doit promouvoir une bonne citoyenneté et encourager le respect des droits humains », a dit Mme Bokova. « Dans cette période d'incertitude économique, ce message n'a jamais été si important ».

 

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