Libye : le nouveau gouvernement souhaite répondre aux aspirations du peuple - ONU

22 décembre 2011

Le Représentant spécial de l'ONU en Libye, Ian Martin, a estimé que le gouvernement intérimaire récemment nommé est désormais concentré sur la réponse aux aspirations de la population libyenne.

« L'atmosphère générale en Libye est en train de graduellement changer, d'être davantage concentrée sur les problèmes centraux dans les demandes de la révolution », a déclaré le Représentant de l'ONU en Libye, Ian Martin qui intervenait par vidéoconférence devant le Conseil de sécurité de Tripoli.

« Cela comprend des performances institutionnelles pour satisfaire les attentes populaires et assurer la transparence dans les affaires publiques », a-t-il ajouté.

Il a souligné que le gouvernement intérimaire travaille dans un environnement sécuritaire incertain ainsi que la nécessité d'assurer la réintégration des combattants qui ont contribué à renverser le régime de Mouammar Qadhafi.

M. Martin a indiqué aux membres du Conseil de sécurité que l'équipe électorale a travaillé de manière intensive avec le Comité électoral du Conseil national de transition (CNT) afin d'appuyer les autorités à l'organisation prochaine d'un scrutin.

Sur le plan militaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a également effectué le 9 décembre dernier une visite pour inspectée l'installation nucléaire de Tajoura et de Tripoli ainsi que des entrepôts de stockages d'armes.

Le Représentant spécial a souligné que plus 63.000 personnes sont dans un besoin d'assistance humanitaire dans le pays. Plus de 75% des personnes déplacés de la ville de Bani Walid et des alentours ont regagné et réparé leur logement.

Le Comité de sanction a pour sa part assuré jeudi dans une déclaration que les avoirs gelés durant le conflit vont être alloués « au bénéfice du peuple libyen ».

« La radiation de la Banque centrale de Libye et de la Libyan Foreign Bank de la liste des entités visées par des sanctions devrait aider à dépasser la perception répandue en Libye selon laquelle l'on refuse au pays l'accès à ses avoirs », a dit Ian Martin.

Dans son dernier rapport sur la situation dans le pays, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait appelé « à prendre des mesures le plus tôt possible pour mettre fin aux détentions arbitraires et prévenir les abus et la discrimination contre les nationaux de pays tiers et contre tout groupe de citoyens de la Libye elle-même ».

Il avait souligné que l'ONU s'est engagée à œuvrer en étroite collaboration avec l'Union africaine et d'autres organismes régionaux pour aider les pays voisins de la Libye et le gouvernement libyen dans les efforts qu'ils déploient pour répondre à ces préoccupations, notamment grâce au renforcement des mécanismes de partage des informations et de contrôle des frontières.

« Le peuple libyen s'est donné une chance extraordinaire et se heurte maintenant à des difficultés tout aussi extraordinaires. Il considère l'ONU comme un de ses principaux partenaires pour y faire face, et nous devons faire de notre mieux pour l'appuyer », avait conclu Ban Ki-moon.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Libye : l'ONU enquête sur les violations des droits de l'homme pendant le conflit

Une Commission d'enquête des Nations Unies composée de trois personnes a effectué une mission en Libye du 31 novembre au 16 décembre pour investiguer sur les graves violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international commises par toutes les parties prenantes du conflit qui a récemment secoué le pays.