Liberté d'expression: des améliorations nécessaires pour les Israéliens et les Palestiniens - expert

19 décembre 2011

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'expression, Frank La Rue, a exhorté lundi les autorités israéliennes et des territoires palestiniens occupés à lever l'ensemble des restrictions sur la liberté d'expression en soulignant que « les sociétés réellement démocratiques sont mesurées par leur respect des droits de l'homme, et en particulier de la liberté d'expression comme 'facilitateur' de tous les autres droits ».

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'expression, Frank La Rue, a exhorté lundi les autorités israéliennes et des territoires palestiniens occupés à lever l'ensemble des restrictions sur la liberté d'expression en soulignant que « les sociétés réellement démocratiques sont mesurées par leur respect des droits de l'homme, et en particulier de la liberté d'expression comme 'facilitateur' de tous les autres droits ».

« La liberté d'expression couvre non seulement les expressions de points de vue qui sont communément acceptées par une majorité de la population ou qui reflète le point de vue du gouvernement, mais aussi l'expression des opinions minoritaires ou dissidentes », a déclaré M. La Rue au terme d'une visite de 12 jours à Gaza, en Cisjordanie et en Israël.

La liberté d'expression couvre aussi le droit de recevoir toutes informations et toutes les idées, la liberté de les disséminer de façon orale, écrite, artistique, par des manifestations pacifiques, ou encore des manifestations culturelles ou religieuses.

M. La Rue a noté que plus de 20 personnes sont mortes lors de protestations en Cisjordanie depuis 2003 et il a demandé une enquête prompte et efficace pour savoir ce que les forces militaires israéliennes ont fait pour prévenir l'impunité.

« L'impunité génère un climat de peur qui empêche la possibilité des individus à jouir pleinement de leur droit à la parole libre lors de rassemblements pacifiques », a rappelé M. La Rue qui a exhorté le gouvernement israélien, l'autorité palestinienne et les autorités en place à Gaza à faciliter le déplacement libre des journalistes.

« A Gaza, j'ai été mis au courant de la pratique des arrestations arbitraires et des détention pendant la nuit de journalistes et de défenseurs des droits de l'homme par les forces de sécurité, ce qui a un effet d'intimidation qui mène à l'autocensure », a fait savoir le Rapporteur spécial.

« Des chapitres des manuels scolaires utilisés dans des écoles palestiniennes à Jérusalem-Est, qui suit le programme scolaire palestinien, ont été censurés par le ministère de l'éducation israélien. Les palestiniens de Jérusalem-Est ont le droit de maintenir et exprimer leur version des évènements historiques », a poursuivi M. La Rue.

M. La Rue a également critiqué trois lois qui vont à l'encontre des standards internationaux sur la liberté d'expression. Il a demandé aux autorités israéliennes de garantir pleinement la liberté d'expression des palestiniens arabes citoyens israéliens à travers leurs propres médias, une population qui représente environs 20% de la population israélienne totale. Il aussi demandé que les membres élus du parlement israélien issus de la minorité arabe soient capables de s'exprimer librement sans être menacés de voir les privilèges parlementaires retirés, a-t-il conclu.

 

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