Somalie: une experte appelle à mettre un terme à la violence faites aux femmes

Rashida Manjoo, Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes. Photo ONU/Jean-Marc Ferré
Rashida Manjoo, Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

Somalie: une experte appelle à mettre un terme à la violence faites aux femmes

La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les violences faites aux femmes, Rashida Manjoo, a exhorté vendredi la communauté internationale, les donateurs et les autres partenaires à répondre aux besoins des populations somaliennes en équilibrant l'aide d'urgence humanitaire et la protection des droits humains des femmes ainsi qu'à mettre un terme à la violence faites aux femmes.

« Alors que des ressources substantielles ont été allouées pour soutenir les besoins humanitaires et pour renforcer les autorités, les vies des Somaliens ne s'est en général pas améliorée et des milliers d'entre eux restent extrêmement vulnérables », a déclaré l'experte indépendante dans un communiqué.

« Cela va nécessiter davantage d'efforts créatifs pour renforcer les capacités de la société civile qui a la volonté de tenir un grand rôle dans le processus de transition et dans l'autonomisation des femmes », a-t-elle ajouté.

Pendant sa mission de huit jours, l'experte a rencontré, à Nairobi, au Kenya, des membres des agences de l'ONU qui travaillent sur le terrain, puis elle s'est rendue au Puntland et à Mogadiscio où elle a rencontré les autorités et des représentants de la société civile.

« Alors que je soutiens les tentatives d'efforts du gouvernement de répondre aux problèmes de violence contre les femmes, j'ai noté qu'il y a toujours de nombreux défis pour la participation efficace des femmes dans le processus politique », a-t-elle dit.

« La violence contre les femmes est une manifestions d'inégalité et de discrimination qui ne peuvent pas être réglées par un isolement historique et dans le contexte actuel ».

Pour l'experte indépendante, la Somalie détient « une opportunité cruciale pour promouvoir les droits humains pour tous », a-t-elle conclu.