L'ONU appelle à mettre fin à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle

L'ONU appelle à mettre fin à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle

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A l'occasion d'un débat jeudi au siège des Nations Unies à New York sur la discrimination et la violence basées sur l'identité et l'orientation sexuelle, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit consterné par les souffrances causées et a appelé à y mettre fin.

« Des enfants dont certains sont âgés de 11 ans font l'objet d'abus verbaux, de railleries et de violence physique à cause de leur orientation ou de leur identité sexuelle perçue. Ce genre d'intimidations n'est pas limité à quelques pays mais se produisent dans des écoles et des communautés partout dans le monde », a rappelé Ban Ki-moon, dans un message lu par le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic.

Selon lui, cela affecte les jeunes jusqu'à leur âge adulte, et cela cause d'énormes souffrances. Les enfants qui en sont victimes risquent la dépression et l'échec scolaire et cela peut aller jusqu'au suicide. Le problème de l'homophobie est un défi partagé.

« Nous avons tous un rôle à jouer, que ce soit les parents, les membres des familles, les enseignants, les voisins, les personnalités religieuses ou les fonctionnaires. Mais aussi les Etats, pour qui cela est une obligation légale. Selon les droits de l'homme, tous les Etats doivent prendre des dispositions pour protéger toutes les personnes de la violence et de la discrimination, y compris pour des motifs d'orientation et d'identité sexuelle », a souligné le Secrétaire général.

Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a expliqué pour sa part que les personnes homosexuelles, bisexuelles ou transgenres sont particulièrement vulnérables à certaines formes de violations des droits de l'homme simplement en raison de l'hostilité à leur orientation ou identité sexuelle.

« Dans de nombreux pays, la discrimination envers les homosexuels est inscrite dans la loi. Cela est notamment le cas dans 76 pays où le fait d'aimer et d'avoir des relations sexuelles entre adultes consentants du même sexe est considéré comme un acte criminel », a indiqué M. Simonovic qui a expliqué que dans certains pays le sujet de la sexualité et de l'identité sexuelle se heurte à des sensibilités culturelles, religieuses et politiques.

« Dans le long terme, c'est grâce à l'éducation et l'information que l'égalité et la non-discrimination prévaudront, mais aussi grâce aux efforts vigoureux des défenseurs des droits de l'homme », a souligné M. Simonovic.

Etaient également présents à cet évènement le Directeur exécutif de l'organisation non-gouvernementale Human Rights Watch, Kenneth Roth, ainsi que beaucoup d'autres personnalités de l'ONU et de la société civile.