RDC : l'ONU appelle au calme après un scrutin marqué par des violences

1 décembre 2011

Alors que des millions de Congolais ont voté lundi, le Représentant spécial de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), Roger Meece, a appelé jeudi les militants des partis politiques au calme.

Alors que des millions de Congolais ont voté lundi, le Représentant spécial de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), Roger Meece, et chef de la Mission des Nations dans ce pays (MONUSCO) a appelé jeudi les militants des partis politiques au calme.

M. Meece a appelé « tous les leaders politiques à exhorter leurs partisans à s'abstenir de toute violence ou tout autre acte susceptible de perturber le processus électoral », a dit la MONUSCO dans un communiqué. Il a également « déploré les violences qui ont émaillé le scrutin dans certaines zones à travers le pays ».

La MONUSCO a « pris acte des déclarations et rapports préliminaires publiés par les missions internationales d'observation sur le déroulement des élections » et reste préoccupé notamment par « les irrégularités relevées et la nécessité d'évaluer leur impact sur le processus électoral ».

Le Représentant spécial a invité « tous les dirigeants politiques et l'ensemble de la population à garder leur calme, à attendre l'annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) des résultats provisoires » et « à exprimer toutes doléances qu'ils peuvent avoir par des voies pacifiques, y compris les mécanismes existants de règlement de contentieux ».

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a aussi déploré jeudi les assassinats et les autres actes de violences commis par les forces de sécurité congolaises et les militants des partis politiques dans le contexte des élections dans le pays ces derniers jours.

« Les dirigeants politiques de tous les partis ont un rôle crucial à jouer dans cet important carrefour dans l'histoire de la RDC. Il est de leur responsabilité de résoudre les tensions au travers de moyens pacifiques », a dit Navi Pillay.

« Clairement, les différents partis politiques ne doivent par résoudre leurs différends aux travers de tueries, et les forces de sécurité ne devraient pas utiliser la force de manière disproportionnée dans la gestion des foules », a-t-elle ajouté.

« De telles violations ainsi que les violences commises par les supporteurs de partis politiques doivent faire l'objet d'enquêtes et les responsables doivent être traduits en justice sans délais », a conclu la Haut commissaire aux droits de l'homme.

 

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