L'ONU souhaite renforcer la sécurité des lignes électriques pour protéger les oiseaux

L'ONU souhaite renforcer la sécurité des lignes électriques pour protéger les oiseaux

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Deux nouveaux rapports internationaux sur les conflits entre oiseaux migrateurs et lignes électriques à l'échelle régionale Afrique-Eurasie ont été présentés jeudi aux délégués à la conférence des Nations Unies sur la faune sauvage, qui se tient à Bergen en Norvège, du 20 au 25 novembre 2011.

Deux nouveaux rapports internationaux sur les conflits entre oiseaux migrateurs et lignes électriques à l'échelle régionale Afrique-Eurasie ont été présentés jeudi aux délégués à la conférence des Nations Unies sur la faune sauvage, qui se tient à Bergen en Norvège, du 20 au 25 novembre 2011.

Les deux documents, « Examen du conflit entre les oiseaux migrateurs et les réseaux de distribution électrique dans la région Afrique-Eurasie » et les « Lignes directrices destinées à éviter ou limiter l'impact des réseaux d'électricité sur les oiseaux migrateurs dans la région Afrique-Eurasie », seront analysés et commentés par les représentants d'une centaine de gouvernements et d'institutions majeures de la conservation de la nature prenant part à la conférence des parties de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS), un traité international sur la faune sauvage administré par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).

L'étude montre que, dans la région Afrique-Eurasie seulement, des centaines de milliers d'oiseaux meurent chaque année par électrocution et des dizaines de millions par collision avec les lignes électriques. En général, les oiseaux de grande taille semblent les plus touchés.

L'étude met en évidence que les sites critiques pour l'électrocution se trouvent dans des habitats ouverts présentant peu de perchoirs naturels ou d'arbres utilisés pour la nidification, tels que les steppes, les déserts et les zones humides.

Dans le même temps, les collisions sont notables dans tous types d'habitat de la région concernée, les sites critiques étant par exemple localisés dans des zones de rassemblement d'oiseaux telles que la proximité de plans d'eau ou les couloirs de migration.

L'étude présente l'état des lieux actuel sur les recherches réalisées à ce jour et les mesures correctives mise en œuvre par certains pays et certaines sociétés d'électricité pour éviter la mortalité aviaire due aux collisions et électrocutions par les lignes électriques.

En parallèle, les lignes directrices incluent un ensemble de recommandations concrètes à l'attention des gouvernements, des sociétés d'électricité et des organisations de conservation de la nature, sur les moyens d'éviter et de réduire l'impact des réseaux électriques sur les oiseaux.

« Les lignes directrices internationales présentent nombre d'actions législatives et politiques appropriées, ainsi que des mesures techniques innovantes permettant d'atténuer et de réduire la mortalité accidentelle très élevée des oiseaux causée par les réseaux électriques », a rapporté la Secrétaire exécutive de la CMS Mme Elizabeth Maruma Mrema.

Bien que l'étude ait eu pour objet d'étudier la situation à travers l'Europe, certaines parties de l'Asie, le Moyen-Orient et l'Afrique, les mesures mises en relief dans les lignes directrices peuvent être appliquées à une échelle mondiale.

En Europe du Nord par exemple, toutes les lignes à basse et moyenne tension ont été enfouies aux Pays-Bas et des mesures similaires sont actuellement prises dans certaines parties de la Belgique, au Royaume-Uni, au Danemark, en Allemagne et en Norvège.

« Notre expérience en Norvège montre qu'il existe différentes mesures pouvant réduire les risques de collision et d'électrocution, comme par exemple l'utilisation de câbles souterrains, la suppression du câble supérieur et une meilleure sélection des tracés des lignes, qui se révèlent être des moyens efficaces », a commenté Erik Solheim, Ministre de l'Environnement et du Développement International de Norvège.