L'ONU soutient la protection des espèces sauvages en Asie centrale

23 novembre 2011

Des représentants du Kazakhstan, du Tadjikistan et d'Ouzbékistan, ainsi que des experts internationaux, se sont rassemblés mercredi en marge d'une conférence de l'ONU sur la faune sauvage, organisée par la Convention sur la conservation des espèces Migratrices appartenant à la Faune Sauvage (CMS), sous l'égide du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), à Bergen, en Norvège, afin d'étudier le statut de conservation du cerf de Bactriane et de convenir de priorités futures.

Des représentants du Kazakhstan, du Tadjikistan et d'Ouzbékistan, ainsi que des experts internationaux, se sont rassemblés mercredi en marge d'une conférence de l'ONU sur la faune sauvage, organisée par la Convention sur la conservation des espèces Migratrices appartenant à la Faune Sauvage (CMS), sous l'égide du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), à Bergen, en Norvège, afin d'étudier le statut de conservation du cerf de Bactriane et de convenir de priorités futures.

Depuis 2002, lorsqu'un Mémorandum d'Accord concernant la Conservation et la Restauration du cerf de Bactriane a été conclu sous l'égide de la CMS avec le Kazakhstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Fonds mondial pour la nature de Russie et le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier, la population globale du cerf en Asie centrale a quadruplé, passant de 350 à 1.620.

Toutefois, la dégradation des écosystèmes des forêts ripicoles se poursuit et constitue une grave menace pour la survie sur le long terme de cette espèce de cerf. En conséquence, les délégués présents à la Conférence ont également convenu d'une feuille de route visant à conserver le cerf de Bactriane et son habitat, y compris le développement d'un nouveau Plan d'action pour l'espèce.

« Comparées aux plus célèbres migrations du monde, telles que les mouvements de gnous dans l'écosystème de Serengeti-Mara en Tanzanie et au Kenya, les grandes migrations de gazelles de Mongolie et d'antilopes Saïga en Eurasie attirent beaucoup moins l'attention. La CMS travaille s'efforce de protéger ces animaux et les terres arides uniques d'Eurasie comme réserves naturelles pour les espèces migratrices », a déclaré la Secrétaire exécutive de la CMS, Elizabeth Maruma Mrema.

L'Asie centrale est l'une des rares régions possédant un vaste réseau cohérent d'écosystèmes variés. Les chameaux de Bactriane, les antilopes Saïga et les gazelles dépendent de ces écosystèmes, tout en les préservant. Au cours de leurs trajets migratoires, ils parcourent de longues distances à travers les steppes et déserts d'Asie centrale et ont besoin d'écosystèmes intacts et contigus. En contrepartie, ils constituent des indicateurs importants du statut de ces écosystèmes.

Les projets d'infrastructures liés à l'exploitation des réserves de pétrole, de gaz et de minéraux divisent d'importants habitats et créent des barrières pour les animaux migrateurs, dont les populations sont séparées en de petits groupes, les exposant ainsi à un risque plus élevé d'extinction.

Sous l'égide du nouveau Plan d'action, les agences en charge de la faune sauvage et les gardes forestiers seront formés et renforcés. Des incitations économiques, telles que le partage des revenus issus de la chasse contrôlée et durable et de l'écotourisme avec les communautés locales, aideront les populations à gérer les ressources naturelles de manière responsable.

Par ailleurs, le Plan entend protéger les forêts des plaines ripicoles que l'on trouve encore le long des bassins fluviaux de l'Amou-Daria et du Syr-Daria, qui constituent les plus grandes et les plus importantes voies d'eau en Asie centrale et des habitats critiques pour le cerf de Bactriane. Il couvre également la chaîne de montagnes du Pamir et les monts Tian, qui abritent l'argali sauvage, le markhor et le léopard des neiges fortement menacé d'extinction et où le braconnage et le commerce illégal sont courants.

« Le Plan de la CMS apporte une première stratégie visant à renforcer la collaboration transfrontière entre les gouvernements, les agences de conservation de la nature, les ONG et les communautés locales afin d'améliorer la recherche, l'application des lois en faveur de la faune sauvage et l'échange d'informations, » a ajouté Mme Maruma Mrema.

 

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