Libye : Ban Ki-moon salue la formation d'un nouveau gouvernement

23 novembre 2011

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué mercredi l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement libyen par intérim et a félicité le Premier Ministre El-Keib et les membres de son gouvernement.

« Le Secrétaire général souhaite au nouveau gouvernement par intérim de réussir à répondre aux nombreux défis auxquels fait face la Libye dans cette période de transition, notamment les problèmes cruciaux de réconciliation nationale, de sécurité publique, de protection des droits de l'homme et de redémarrage des services de base pour le peuple libyen », a dit son porte-parole dans un communiqué de presse.

Le chef de l'ONU a réitéré « l'engagement des Nations Unies à soutenir pleinement le nouveau gouvernement et le peuple de Libye ».

La Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) sous la direction du Représentant spécial de l'ONU, Ian Martin, va « continuer de travailler étroitement avec le gouvernement par intérim libyen et le Conseil national de transition (CNT) alors qu'ils progressent vers la construction d'une Libye démocratique, pacifique et prospère ».

Par ailleurs, la Cour pénale internationale (CPI) a rappelé mercredi, suite à l’arrestation de Saïf Al-Islam Qadhafi, qu’elle avait émis le 27 juin 2011 un mandat d’arrêt contre le fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Qadhafi, pour deux charges de crimes contre l’humanité (meurtre et persécution).

« Le mandat d’arrêt est toujours valide et les procédures prévues par le Statut de Rome doivent être respectées. Les juges de la Chambre préliminaire I (de la CPI) ont la compétence exclusive de statuer sur la continuation de la procédure judiciaire devant la CPI », a souligné la CPI.

« En vertu de la résolution 1970 adoptée à l’unanimité du Conseil de Sécurité de l’ONU le 26 février 2011, les autorités libyennes ont l’obligation de coopérer pleinement avec la Cour. Le 5 juillet 2011, les autorités libyennes ont été notifiées d’une demande de coopération pour la remise du suspect et du mandat d’arrêt à son encontre », a ajouté la Cour.

Selon la CPI, si les autorités libyennes entendent conduire des procédures nationales à l’encontre du suspect, elles doivent soulever devant la Chambre préliminaire I une exception d’irrecevabilité de l’affaire, ainsi que le prévoient les articles 17 et 19 du Statut de Rome de la CPI. Toute décision sur la recevabilité d’une affaire demeure de la seule compétence des juges de la CPI.

« Par conséquent, et contrairement à ce qui a été indiqué dans les médias, la Chambre préliminaire I de la CPI demeure saisie de l’affaire et l’obligation pour les autorités libyennes de coopérer pleinement avec la Cour reste en vigueur », souligne la CPI.

 

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