PNUE : il faut plus de coopération pour protéger les espèces migratrices

21 novembre 2011
Un requin.

Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a exhorté lundi la communauté internationale à renforcer les mesures de protection des réseaux de sentiers utilisés par les espèces d'animaux migrateurs qui sont menacés par l'activité humaine.

Selon le PNUE, il y aura une perte de diversité d'espèces sauvages d'ici à 2050 équivalents à l'ensemble de la faune et la flore des Etats-Unis ou de la Chine à moins d'agir immédiatement.

Pour susciter une mobilisation, les représentants de quelques 100 pays participent à Bergen, en Norvège, à une conférence des Etats signataires de la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) appartenant à la faune sauvage, sous l'égide du PNUE.

« Pour tous les animaux qui migrent régulièrement, les réseaux écologiques sont essentiels à leur migration et à leur survie. La coopération internationale est cruciale afin de gérer ces vastes réseaux transfrontières. L'engagement de tous les pays est nécessaire afin que les générations futures puissent toujours s'émerveiller de ces nomades qui connectent notre planète et en profiter pleinement », a déclaré Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CMS.

Lors de la conférence, le PNUE a présenté un nouveau rapport intitulé « Planète vivante : planète connectée. Prévenir la fin des migrations à travers les réseaux écologiques » pour montrer comment la coopération internationale peut produire des résultats positifs.

Par exemple dans l'archipel des Palaos, dans le Pacifique, les requins, qui parcourent les océans depuis plus de 400 millions d'années, commençaient à être menacés par la forte demande en nageoires pour les soupes. Des nouvelles mesures ont permis non seulement de protéger les requins mais aussi de stimuler l'économie locale.

« Il y a deux ans, les Palaos sont devenus le premier pays à déclarer ses eaux côtières réserve naturelle pour les requins. À présent, les scientifiques estiment que les excursions de plongée au milieu des requins génèrent environ 8% du PIB du pays et qu'un seul requin génère au cours de sa vie des revenus pour l'écotourisme équivalant à 1,9 million euros », a indiqué le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

Toutefois, malgré les réussites grâce à la Convention et à la collaboration internationale, certains des plus grands pays du monde, qui possèdent presque 36% de la surface terrestre mondiale, n'ont toujours pas adhéré à la Convention, ce qui pose des problèmes pour la protection des espèces migratrices au niveau international, malgré les quelque 150 pays qui collaborent.

« Le braconnage organisé d'animaux tels que les rhinocéros, les éléphants et les antilopes augmente rapidement en Asie et en Afrique et nous avons désespérément besoin de soutien pour traiter ce problème à l'échelle internationale », a déclaré Christian Nellemann, du centre GRID-Arendal du PNUE en Norvège.

 

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