Abyei : le Conseil de sécurité appelle au retrait des troupes

Des casques bleus au Soudan en patrouille dans la région d'Abyei.
Des casques bleus au Soudan en patrouille dans la région d'Abyei.

Abyei : le Conseil de sécurité appelle au retrait des troupes

Le Conseil de sécurité a déploré vendredi que les Forces armées du Soudan (SAF) et l'Armée de libération du peuple du Soudan (SPLA) ne se soient pas retirées de la zone contestée d'Abyei conformément à l'accord signé en juin et les a appelées à le faire immédiatement.

Dans une déclaration à la presse de la Présidence du Conseil de sécurité, occupée en novembre par le Portugal, les membres du Conseil de sécurité « ont souligné qu'il n'y avait pas de conditions préalables pour la mise en œuvre de l'accord signé par les parties et qui inclut le retrait des troupes ».

Ils ont affirmé que les deux parties devaient mettre en œuvre cet accord et les ont appelées à « redéployer les troupes encore présentes dans la zone d'Abyei immédiatement et sans conditions. »

Le Conseil de sécurité a également appelé les deux parties « à finaliser l'établissement de l'administration de la zone d'Abyei et de la police d'Abyei et à poursuivre les réunions régulières du Comité conjoint de suivi ».

Par ailleurs les membres du Conseil de sécurité ont encouragé la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) « à augmenter ses patrouilles et sa mobilité aérienne ». Ils ont appelé le gouvernement du Soudan à faciliter le déploiement de la FISNUA en délivrant sans tarder les visas pour le personnel.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné qu'il était urgent pour le Soudan et le Soudan du Sud de faciliter le retour en sécurité des personnes déplacées et à permettre aux organisations humanitaires d'accéder à la zone.

L'accord du 20 juin prévoyait le retrait de toutes les forces armées de la zone, la FISNUA devenant la seule présence militaire à Abyei. La zone d'Abyei doit décider par référendum si elle veut être rattachée au Soudan ou au Soudan du Sud, qui a proclamé son indépendance en juillet 2011.

Le Conseil de sécurité a décidé fin juin de créer la FISNUA pour une période de six mois, avec un effectif maximum de 4.200 militaires, 50 policiers et du personnel civil, afin d'assurer la sécurité dans cette zone controversée.