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Le HCR fournit une aide à des milliers de Somaliens affectés par de fortes pluies

Des Somaliens déplacés ont été affectés par des inondations par le passé à Dadaab, au Kenya. (novembre 2006)
Des Somaliens déplacés ont été affectés par des inondations par le passé à Dadaab, au Kenya. (novembre 2006)

Le HCR fournit une aide à des milliers de Somaliens affectés par de fortes pluies

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a commencé à distribuer de l'aide d'urgence à des milliers de déplacés somaliens affectés par de lourdes pluies et des inondations dans certaines régions de la Somalie, du Kenya et de l'Ethiopie.

A Mogadiscio, la capitale somalienne, les pluies ont inondé les abris de quelque 2.800 personnes dans le camp de déplacés de Sigale. Face à cette situation, le HCR a distribué 4.500 kits d'assistance contenant des bâches en plastique, des piquets, des seaux en plastique et du savon. Davantage de distributions sont prévues dans les camps de déplacés les plus affectés, a indiqué un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Les pluies diluviennes ont également perturbé le système de transport et ralenti le rythme du déplacement interne en Somalie. Néanmoins, nous observons toujours des mouvements de population. La semaine dernière, plus de 2.200 personnes se sont déplacées depuis Afgooye et Daynile, au nord de Mogadiscio, vers des régions plus au sud de la capitale dans le district de Banadir. Des personnes ont indiqué qu'elles fuient l'insécurité générale, alors que d'autres essayent de retourner dans leur région d'origine par anticipation d'une dégradation de la sécurité », a-t-il ajouté.

Dans le complexe des camps de réfugiés de Dadaab au Kenya, quelque 5.000 réfugiés dans les camps d'Ifo 2 East et West ont perdu leur maison qui a été emportée par les inondations. Le HCR et ses partenaires les ont transportés dans des parties qui n'ont pas été touchées par les inondations dans les camps, leur donnant des couvertures et des matelas parallèlement à des travaux de drainage dans les zones inondées.

Les pluies ont également entravé l'accès par la route dans certaines parties du camp et ont endommagé des latrines. « Nous observons une hausse inquiétante des cas de diarrhée et une détérioration générale de la santé des réfugiés, avec environ 600 personnes venant chaque jour dans les dispensaires. Dans le cadre des efforts pour contenir une épidémie, nous avons débuté des campagnes de sensibilisation pour encourager les réfugiés à se laver les mains, à faire bouillir l'eau et à boire seulement de l'eau potable », a dit le porte-parole du HCR.

Des réfugiés en nombre plus limité arrivent à Dadaab, du fait des précipitations et de l'insécurité croissante dans la région frontalière entre le Kenya et la Somalie. Des équipes de surveillance ont identifié de récents arrivants vivant chez des proches dans les camps.

Dans la région de Dolla Ado en Ethiopie, il y a eu davantage de réfugiés arrivés le mois dernier par rapport aux deux mois précédents. Avec plus de 8.800 nouveaux arrivants, le mois d'octobre arrive au quatrième rang dans le nombre d'arrivées cette année après les mois de juin, de juillet et de mai. Les arrivées récentes ont eu lieu durant la première quinzaine d'octobre, probablement du fait des pénuries alimentaires et de l'insécurité croissante dans la région de Gedo en Somalie. Ces deux dernières semaines, les pluies et les routes inondées ont ralenti ces mouvements.

Les quatre camps à Dollo Ado ont désormais atteint leur pleine capacité d'accueil. La construction d'un cinquième camp, Buramino, devrait être achevée d'ici deux semaines. Parallèlement, quelque 6.000 récents nouveaux arrivants vivent temporairement dans un centre de transit, où ils reçoivent un abri, des vivres, de l'eau et des soins de santé.

Cette année, quelque 330.000 Somaliens ont déjà fui la sécheresse et l'insécurité en quête d'un refuge dans les pays voisins, au Kenya, en Ethiopie, au Yémen et à Djibouti. Alors que les récentes précipitations dans ces régions pourraient améliorer la situation dans les régions affectées par la sécheresse, il est peu probable qu'elles diminuent la famine à moins que des activités agricoles puissent reprendre avec des conditions de sécurité améliorées.