ONU : la lutte contre la piraterie au large de la Somalie doit être renforcée

ONU : la lutte contre la piraterie au large de la Somalie doit être renforcée

Tayé-Brook Zerihoun.
Le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Tayé-Brook Zerihoun, a rappelé lundi l'importance de renforcer les efforts pour freiner la piraterie au large de la Somalie puisque les efforts déployés sont insuffisants.

Le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Tayé-Brook Zerihoun, a rappelé lundi l'importance de renforcer les efforts pour freiner la piraterie au large de la Somalie puisque les efforts déployés sont insuffisants.

Lors d'une réunion au Conseil de sécurité, le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Tayé-Brook Zerihoun, a indiqué que la communauté internationale a déployé un effort « sans précédent » pour combattre la piraterie, y compris par une présence de forces navales qui ont réussi à réduire le nombre d'incidents.

De plus en plus de pirates sont arrêtés et traduits devant la justice, le partage d'information et la coordination s'est améliorée. « Malgré ces efforts sans précédents, les tentatives de décourager les attaques de pirates restent insuffisants », a déclaré M. Zerihoun lors de sa présentation du rapport annuel du Secrétaire général sur la piraterie au large de la Somalie. Il a ajouté que les pirates ont étendu leur champ d'opération dans une grande partie de l'océan indien.

Selon l'Organisation maritime internationale (OMI), 316 personnes et 15 navires ont été pris en otage. M. Zerihoun a noté que les capacités techniques des pirates se sont améliorées et ils sont devenus plus violents.

« Il est important que les Etats membres et que les acteurs de la scène internationale redoublent d'efforts », a souligné M. Zerihoun. Le combat contre la piraterie au large de la Somalie peut être gagné seulement avec une stratégie intégrée qui prend en compte la dissuasion, la sécurité, le respect de la loi et le développement.

« Le peuple de Somalie, et en particulier les jeunes, ont besoin de plus d'alternatives pour ne pas succomber à la tentation de basculer dans la piraterie. La réhabilitation économique et la création de moyens de subsistance alternatives, doivent être au centre des efforts pour combattre la piraterie. Tant que la piraterie est lucrative, les alternatives seront difficiles à promouvoir », a expliqué le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques.