Le Soudan affirme être prêt à continuer les processus de paix en cours

Le Ministre des affaires étrangères du Soudan, Ali Ahmed Karti.
Le Ministre des affaires étrangères du Soudan, Ali Ahmed Karti.

Le Soudan affirme être prêt à continuer les processus de paix en cours

Dans un discours prononcé à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Ministre des affaires étrangères du Soudan, Ali Ahmed Karty, a souligné mardi que son gouvernement avait montré son attachement à la paix tout au long du processus de négociations menant à la création de l'Etat du Soudan du Sud et dans le processus de paix au Darfour.

Le Soudan est le premier pays à avoir reconnu l'indépendance du Soudan du Sud, a rappelé M. Karty. Il a félicité le Soudan du Sud, qui a été reconnu par les Nations Unies comme 193e Etat membre. Affirmant que la séparation entre les deux pays ne signifie nullement la fin des partenariats, il a ajouté que les discussions se poursuivaient pour régler les différends, notamment à propos du Kordofan méridional et du Nil bleu.

Concernant le Darfour, le Ministre a rappelé que des accords de paix ont été signés à Doha, au Qatar, et sont en train d'être mis en oeuvre. Son pays, a-t-il dit, a été mis au ban de la communauté internationale, comme le démontre le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le Président du Soudan, Omar Al-Bashir, a insisté M. Karty.

Le Ministre a demandé le soutien de la communauté internationale, comme elle le fait pour les pays sortant d'un conflit. Il a, dans ce contexte, souligné que le Soudan comptait de nombreuses ressources minières et de vastes terres arables qui n'attendent que d'être exploitées.

Le Soudan et le Soudan du Sud comptent trois Missions des Nations Unies sur leur territoire, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) et la Mission conjointe de l'Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD).

Évoquant le conflit israélo-palestinien, le Ministre soudanais des affaires étrangères a estimé que les Nations Unies ont été incapables d'apporter une solution malgré les résolutions adoptées, et c'est dans ce cadre qu'il a soutenu la demande de la Palestine à être reconnue comme État libre et indépendant.