Royaume-Uni : l'intervention en Libye montre la nécessité pour l'ONU d'agir

22 septembre 2011

A l'occasion du débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a estimé jeudi que la Libye et le Printemps arabe montraient que les Nations Unies ne devaient pas seulement se contenter d'être unies dans la condamnation mais qu'elles devaient l'être dans l'action.

A l'occasion du débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a estimé jeudi que la Libye et le Printemps arabe montraient que les Nations Unies ne devaient pas seulement se contenter d'être unies dans la condamnation mais qu'elles devaient l'être dans l'action.

« La Libye et le Printemps arabe montrent que l'ONU a besoin d'une nouvelle façon de travailler. Le Printemps arabe offre une grande opportunité pour diffuser la paix, la prospérité, la démocratie et la sécurité, mais seulement si nous la saisissons », a dit M. Cameron dans un discours devant les autres Etats membres des Nations Unies.

Selon lui, les événements de cette année représentent un défi pour tout le monde, et notamment pour les Nations Unies. « L'ONU doit montrer ce que nous pouvons faire, pas seulement être unis dans la condamnation mais être unis dans l'action, agissant d'une manière qui soit à la hauteur des principes fondateurs de l'ONU et réponde aux besoins des gens partout », a-t-il dit.

Il a estimé que l'Occident ne devait pas faire l'erreur de penser que parce que les gens dans le Monde arabe veulent la démocratie, ils veulent la même qu'en Occident. « Nous ne devrions pas imposer des valeurs occidentales ou un modèle unique à la région », a souligné David Cameron.

« Le processus sera différent dans chaque pays. Et ce n'est pas à nous de dicter comment les nations arabes répondent à ces défis. Ou à leur faire la leçon sur comment le faire. Mais nous avons devant nous une occasion d'apporter notre aide, et nous devons la saisir. Il y a d'importantes leçons à tirer de ce qui s'est passé en Libye », a-t-il ajouté, rappelant que les Libyens s'étaient « libérés eux-mêmes. »

Selon le Premier ministre britannique, « ici à l'ONU, nous avons la responsabilité de nous dresser contre les régimes qui persécutent leur peuple. Nous avons besoin de voir des réformes au Yémen. Et par-dessus tout, concernant la Syrie, il est temps d'agir pour les membres du Conseil de sécurité ».

 

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