Face à la crise, le Brésil appelle à un nouveau partenariat global

21 septembre 2011

Face à la crise économique et politique qui frappe le monde entier, la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, premier chef d'Etat à s'exprimer mercredi devant l'Assemblée générale, a appelé à mettre en place un nouveau type de coopération globale notamment en régulant le système financier, en réformant le fonctionnement des institutions financières multilatérales et le Conseil de sécurité.

Face à la crise économique et politique qui frappe le monde entier, la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, premier chef d'Etat à s'exprimer mercredi devant l'Assemblée générale, a appelé à mettre en place un nouveau type de coopération globale notamment en régulant le système financier, en réformant le fonctionnement des institutions financières multilatérales et le Conseil de sécurité.

« Un nouveau type de coopération, entre pays émergents et pays développés, constitue une opportunité historique pour redéfinir, avec solidarité et responsabilité, les engagements qui gouvernent les relations internationales. Le monde est confronté en même temps à une crise économique, de gouvernance et de coordination politique », a dit la Présidente du Brésil dans son discours devant les autres Etats membres des Nations Unies.

« Comme d'autres pays émergents, le Brésil a été moins affecté par la crise globale. Mais nous savons que nos capacités à résister ne sont pas illimitées. Nous avons la volonté et nous sommes en mesure d'aider les pays qui sont sévèrement touchés par la crise », a-t-elle dit.

Pour la Présidente brésilienne, il est nécessaire de renforcer la régulation du système financier et de contrôler cette inépuisable source d'instabilité ». « Les contrôles doivent être imposés sur la guerre des monnaies par l'adoption de régimes de taux de changes flottants », a-t-elle précisé.

« La réforme des institutions financières multilatérales doit être effectuée, avec une augmentation de la participation des pays émergents, qui sont les principaux responsables de la croissance de l'économie mondiale », a souligné Mme Rousseff. Elle a appelé à combattre le protectionnisme et toutes formes de manipulations du commerce et s'est inquiétée de l'ampleur du chômage notamment dans les pays les plus touchés par la crise.

S'agissant de l'ONU, elle a jugé qu'il était aujourd'hui « urgent de régler le manque de représentativité du Conseil, qui sape sa crédibilité et son efficacité », notant que le débat sur la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU entrait dans sa dix-huitième année. « Le Brésil est prêt à porter sur ses épaules la responsabilité de membre permanent du Conseil », a affirmé Mme Rousseff soulignant que son pays est une force pour la paix, la stabilité et la prospérité dans sa propre région et au-delà.

Elle a aussi indiqué soutenir les récentes interventions de l'ONU en faveur de la responsabilité de protéger les populations civiles et la prévention des conflits.

Alors que l'Autorité palestinienne s'apprête à présenter vendredi une lettre de candidature de la Palestine pour devenir membre des Nations Unies, Dilma Rousseff a rappelé que le Brésil a déjà reconnu l'Etat palestinien.

Enfin, elle s'est félicité de la création cette année de l'ONU-Femmes et a estimé que son pays « comme beaucoup de pays du monde, a besoin de travailler davantage s'agissant de l'autonomisation des femmes ».

« J'ai le sentiment aujourd'hui de représenter toutes les femmes du monde », a dit Mme Rousseff. « En tant que femme qui a été torturée en prison, je sais combien les valeurs de démocratie, de justice, de droits de l'homme et de liberté sont importantes », a-t-elle conclu.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Face à un monde en turbulences, l'ONU se dit mobilisée

Alors que 121 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à New York la semaine prochaine, le Secrétaire général Ban Ki-moon a évoqué jeudi les grands problèmes qui nécessitent une attention particulière.