Libye : le HCR reste préoccupé du sort des ressortissants des pays tiers

Libye : le HCR reste préoccupé du sort des ressortissants des pays tiers

media:entermedia_image:e8a7af0b-d253-4641-b6f5-1a7941231ace
Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et ses partenaires en restent préoccupés par la situation des ressortissants de pays tiers en Libye, y compris des réfugiés, a déclaré vendredi un porte-parole du HCR.

« Le HCR et l'Organisation internationale des migrations (OIM) travaillent étroitement avec l'Equipe de stabilisation du Conseil national de transition pour tenter d'améliorer la situation en terme de protection des réfugiés et des migrants. L'Equipe de stabilisation travaille déjà en coordination avec les Ministères de la justice et de l'intérieur pour mettre en place une stratégie de communication auprès du public, de délivrance de documents temporaires pour les migrants et d'identification d'hébergements et d'autres services pour les migrants, les demandeurs d'asile et les réfugiés vulnérables », a dit ce porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève.

Des employés du HCR ont mené une série de visites sur le terrain à Tripoli dans des quartiers où vivent des réfugiés et des demandeurs d'asile. Ils ont rencontré un groupe de 60 Soudanais du Darfour, dont certains ont été blessés après avoir été pris au piège dans le conflit. Un groupe d'Erythréens a indiqué que deux de leurs compatriotes ont trouvé la mort sous les feux croisés durant le conflit à Sabha.

Alors que le HCR et l'OIM ont rétabli leurs services respectifs d'assistance téléphonique dans la zone de Tripoli, de nombreux appels ont été reçus de la part de réfugiés et de migrants faisant part de nombreux incidents de protection, y compris la détention et le besoin d'une aide alimentaire, a indiqué Adrian Edwards.

Par exemple, « le HCR a été contacté par le conseil militaire local à Zintan, dans les montagnes de Nafussa, qui nous demande d'identifier des solutions pour un groupe de ressortissants de pays tiers, qui seraient somaliens », a-t-il ajouté.

Le HCR a également effectué des visites dans des zones où des Libyens sont déplacés. Plus de mille personnes originaires du village de Tewergha (à 30 kilomètres de Bani Walid) vivent dans trois installations de déplacés dans la banlieue de Tripoli. De plus, environ 6.000 personnes originaires de Tarhona (à 55 kilomètres au sud-est de Tripoli) vivent dans trois différents sites de la banlieue de Tripoli et plusieurs écoles. Un autre groupe de 6.000 personnes originaires de Bani Walid a fui le conflit vers trois sites de déplacés à une distance entre 30 et 60 kilomètres de Bani Walid.

Parallèlement, dans l'est du pays, Libyan Aid a fait état de plus de 50 000 personnes qui sont toujours déplacées, dont près de la moitié à Benghazi, bien que les premiers retours sont rapportés dans de nombreuses villes, comme Ajdabiya.