HCR : la situation humanitaire s'améliore en Ethiopie

HCR : la situation humanitaire s'améliore en Ethiopie

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Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a indiqué vendredi que la situation humanitaire s'améliorait en Ethiopie, mais que des problèmes persistaient en Somalie.

Le HCR, conjointement avec ses partenaires, continue à assurer des services de nutrition et de santé aux réfugiés somaliens dans les camps de Dollo Ado, en Ethiopie. La campagne de vaccination contre la rougeole, qui s'est achevée il y a deux semaines, a fait nettement décroître le nombre de nouveaux cas et de décès liés à cette maladie, a expliqué un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Des équipes mobiles de santé se rendent auprès de nombreuses familles qui n'avaient pas accès auparavant aux services médicaux. Dans le camp de Kobe, il y a une baisse régulière du taux brut de mortalité, qui est désormais estimé à 2,1 pour 10.000 personnes par jour. Il y a quelques semaines, ce taux était de 4 à 5 pour 10.000 personnes par jour », a-t-il précisé.

Lorsque le tout nouveau camp en Ethiopie, Hilaweyn, a été ouvert il y a six semaines, le taux global de malnutrition parmi les réfugiés nouvellement arrivés et âgés de moins de 18 ans était de 66%. Ce taux est tombé à 47%. Dans tous les camps de Dollo Ado, le taux global est d'environ 35% alors que les programmes d'alimentation thérapeutique pour les enfants réfugiés viennent en aide aux plus vulnérables. « Nous continuons ces programmes de nutrition supplémentaire alors que le taux de manultrition reste élevé, particulièrement parmi les enfants de moins de deux ans », a souligné le porte-parole du HCR.

« Quelque 300 Somaliens en moyenne continuent de traverser la frontière chaque jour vers Dollo Ado depuis les régions de Bay, Gedo et Bakool. Les nouveaux arrivants nous expliquent que les conditions en Somalie sont toujours précaires, avec la majorité du bétail qui a péri et une pénurie de nourriture. Certains d'entre eux fuient également le conflit et les violences persistantes », a-t-il ajouté.

Selon le HCR, dans la capitale somalienne Mogadiscio, l'incidence élevée de la diarrhée et de la rougeole parmi les déplacés somaliens demeure préoccupante. Le taux élevé de mortalité estimé parmi les enfants de moins de cinq ans est toujours alarmant (15,43 pour 10 000 personnes par jour en août, 14,09 pour 10 000 personnes par jour en juillet). Le taux de malnutrition a également empiré.

Le HCR a mené plusieurs missions d'enquête dans certains camps de fortune parmi plus de 180 d'entre eux dans la capitale somalienne où des biens de secours du HCR ont été distribués. « Notre objectif est d'entreprendre jusqu'à 10 missions d'enquête par semaine dans les installations de déplacés. Malgré une légère amélioration de la situation sécuritaire à Mogadiscio ces dernières semaines, nous n'avons toujours pas accès à de nombreux quartiers de la capitale. En dehors de l'enceinte protégée de l'aéroport international de Mogadiscio, notre personnel doit encore se déplacer à bord de convois sécurisés », a dit Adrian Edwards.

Sur la base des enseignements tirés de la famine de 1992 qui avait vu la mortalité infantile augmenter à cause de la baisse des températures et de la pluie en octobre, le HCR travaille avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) pour distribuer 60.000 couvertures afin d'atténuer les effets du refroidissement et du risque d'hypothermie dans les installations à Mogadiscio et dans les régions voisines.

« Nous disposons actuellement d'un stock de couvertures à notre entrepôt de Mogadiscio, alors que 20.000 kits d'aide d'urgence du HCR supplémentaires devraient arriver au port de Mogadiscio depuis Dubaï dans les prochains jours », a dit le porte-parole du HCR.

« Nous allons également construire des abris de transition avant la saison des pluies, et nous achetons actuellement du matériel d'abri et des bâches en plastique extra-larges (4 mètres par 7 mètres). Ce matériel permet de recouvrir complètement les abris traditionnels buul construits par les déplacés et de fournir une protection supplémentaire contre les intempéries. Le coût total de ces deux types de bâches en plastique est d'un million de dollars. Ce matériel est en cours de distribution à Mogadiscio et dans la région de Lower Shabelle, où ont trouvé refuge le plus grand nombre de déplacés internes en dehors de la capitale somalienne », a-t-il ajouté.

Parallèlement, le HCR a reçu une contribution de 30 millions de dollars de la part de la Banque mondiale pour aider plus d'un demi-million de réfugiés dans les camps près de la frontière somalienne en Ethiopie et au Kenya à accéder aux services de nutrition, de soins de santé et d'assainissement.