FAO: davantage de fonds nécessaires afin de prévenir les feux de forêt

9 septembre 2011

Les gouvernements devraient porter une plus grande attention à la gestion des paysages en dehors des forêts et investir davantage dans la prévention de telles catastrophes, a mis en garde vendredi le Partenariat de collaboration sur les forêts (CPF), organe constitué de 14 organisations internationales et secrétariats, afin de prévenir 95% des feux de brousse dus aux activités humaines dans les forêts et zones adjacentes.

Les gouvernements devraient porter une plus grande attention à la gestion des paysages en dehors des forêts et investir davantage dans la prévention de telles catastrophes, a mis en garde vendredi le Partenariat de collaboration sur les forêts (CPF), organe constitué de 14 organisations internationales et secrétariats, afin de prévenir 95% des feux de brousse dus aux activités humaines dans les forêts et zones adjacentes.

« Le feu se déclare souvent sur des terres agricoles ou des pâturages et se propage rapidement aux forêts avoisinantes », a indiqué Pieter van Lierop, expert en gestion des feux de forêt au sein l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

« Lorsque les gens brûlent des ordures et des résidus de récolte, défrichent les terres par brûlis à des fins agricoles ou de développement, ou encore mettent le feu aux pâturages pour permettre à la végétation de mieux repousser, il y a toujours un risque d'incendie de grands espaces et de forêts, favorisés par des conditions climatiques sèches et chaudes ».

Au cours des dernières années, nombreux sont les pays qui ont connu une incidence croissante de la fréquence et de l'ampleur des feux de forêt à cause du manque de politiques de gestion et des impacts du changement climatique. Il existe néanmoins des règles à respecter pour atténuer les risques de propagation d'incendies dans les zones agricoles.

Pour éviter les feux de forêts de grande ampleur, la FAO recommande de brûler les résidus agricoles au début de la saison sèche, avant que le paysage environnant ne devienne trop aride, et surtout pas par temps de grand vent.

Les activités aux alentours des sols tourbeux demandent à être contrôlées. Par exemple, les méga-feux en Fédération de Russie l'an dernier ont ravagé plus de 14 millions d'hectares, tué plus de 50 personnes et sont devenus pratiquement incontrôlables essentiellement parce que les tourbières voisines avaient été drainées pour l'irrigation des terres cultivées alentour. Le feu s'est ainsi propagé aux forêts voisines, qui sont devenues elles aussi plus arides. L'expérience a montré que les incendies sur des sols tourbeux asséchés sont quasiment impossibles à éteindre.

Le CPF a souligné qu'il était possible de réduire la fréquence et l'intensité des feux de forêt en intégrant la gestion des feux dans le cadre de stratégies plus vastes de gestion des paysages et par des approches mieux intégrées de gestion des feux, qui comprennent non seulement les opérations d'extinction, mais aussi la prévention, le brûlage dirigé, l'alerte rapide et la planification préalable. Tous ces aspects requièrent des investissements supplémentaires.

« Comme la plupart des feux sont déclenchés par l'homme, les pays devraient investir davantage dans des stratégies de lutte intégrée, en particulier dans le domaine souvent négligé de la prévention », a souligné M. Van Lierop. "

La FAO estime que les pays devraient également investir dans la recherche sur les facteurs sociaux et économiques à l'origine des incendies afin d'être en mesure d'améliorer leur approche à l'égard des causes profondes des feux.

 

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