Iraq : la restauration des marais doit être une priorité, selon un rapport de l'ONU

25 août 2011

La restauration des marais en Iraq est une priorité vitale en matière de développement et d'environnement et il est nécessaire de développer une vision nationale pour la gestion et la gouvernance des marais, selon un rapport des Nations Unies publié jeudi.

Le rapport, intitulé « Changement dans la gestion des marais : un défi majeur pour l'Iraq », a été rédigé par le Groupe de travail sur l'eau des Nations Unies pour l'Iraq en coordination avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Iraq (MANUI).

Ce rapport souligne l'importance d'adopter une approche intégrée à la gestion des ressources en eau en Iraq et conclut que le développement durable des marais doit prendre en compte le besoin de parvenir à un équilibre entre développement et environnement.

« Les marais sont d'une importance fondamentale pour l'Iraq, ils constituent un écosystème unique qui fournit à leurs habitants une source essentielle d'habitat et de moyens de subsistance. En outre, les marais ne sont non seulement un important héritage national et une formidable zone écologique mais ils jouent également un rôle vital dans le développement économique et social du peuple iraquien. A leur apogée, ces marais étaient considérés comme étant le plus vaste écosystème en zone humide du Moyen-Orient, assurant un rôle crucial dans l'écosystème global en favorisant le maintien de la faune et d'une riche biodiversité », souligne le document.

Cependant, depuis les années 1970 jusqu'à 2003, plus de 90% de la surface originelle des marais a été asséchée ou détruite à cause de sa surexploitation systématique ainsi que des représailles politiques exercées contre ses habitants, et de l'absence d'une gestion coordonnée. Quelque 175.000 habitants ont été contraints de fuir et de se réinstaller ailleurs en Irak ou dans les pays voisins. Quant à ceux qui sont restés, beaucoup d'entre eux vivent dans des conditions de grande pauvreté, largement supérieure à celle du reste de la région du sud de l'Iraq.

Le rapport à été réalisé en étroite collaboration avec les responsables clés des marais iraquiens, tels que les gouvernements central et local, des organisations issues de la société civile, des institutions académiques et des représentants des communautés vivant dans ces marais. Ce rapport a été un élément essentiel de la Conférence nationale sur les marais, tenue à l'Université de Bassora les 6 et 7 juin 2011, laquelle a annoncé les principes clés de l'émergence d'une vision nationale sur les marais (« La Déclaration de Bassora »)

En 2003, à la suite du changement de régime en Iraq, a émergé une opportunité unique de restaurer les marais. De nombreuses communautés, institutions et organisations ont déjà commencé à se mobiliser en faveur de la restauration des marais. Grâce à ces efforts, près de 40% de la zone a été réhabilitée avec succès. La communauté internationale est engagée dans le soutien de cette opération.

 

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