A la veille d'une réunion sur la Corne de l'Afrique, l'ONU appelle à la générosité

24 août 2011

A la veille d'une réunion de donateurs à Addis Abeba, la Vice Secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, a appelé les bailleurs de fonds à être généreux pour répondre à la crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique.

A la veille d'une conférence internationale qui se tiendra jeudi au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, la Vice Secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, a appelé les bailleurs de fonds et les gouvernements à contribuer généreusement aux efforts financiers afin de répondre à la crise alimentaire qui affecte plus de 14 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique.

« Cette conférence envoie un message clair au monde ; à savoir que l'Union africaine est pleinement engagée dans cette crise et endosse un rôle important dans les efforts pour sauver des vies », a déclaré mercredi Mme Migiro lors d'un entretien accordé à la Radio de l'ONU.

Elle a également appelé tous les partenaires et les parties prenantes tels que les organisations non gouvernementales, la société civile, les entreprises privées et tous ceux qui sont impliqués dans la réponse à cette crise humanitaire à continuer de se mobiliser pour répondre à l'urgence.

« La situation est aujourd'hui bien connue et nécessite notre plus grand engagement. En Somalie par exemple, la famine s'est répandue dans le sud du pays, y compris à Mogadiscio, et pourrait se propager dans les quatre à six semaines. A ce jour, 3,2 millions de Somaliens sont au bord de la famine dont 2,8 millions de personnes dans le sud », a-t-elle ajouté.

Mme Migiro a souligné que la réponse internationale s'est accélérée malgré les difficultés dues à l'insécurité pour acheminer l'aide. Dans certaines zones où l'acheminement est le plus complexe des organisations islamiques sont arrivées et répondent aux besoins, a-t-elle précisé.

« Dans ce combat, les Nations Unies et ses partenaires sont une composante d'une situation plus globale au même titre que les populations locales et les institutions y compris la Croix rouge et le Croissant rouge. Il y a des organisations régionales, comme l'Union africaine, qui peuvent et doivent jouer un rôle essentiel, c'est pourquoi il est important que l'UA prenne sa place en première ligne pour répondre à cette crise », a-t-elle ajouté.

Le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Kanayo N. Nwanze a de son côté estimé mercredi dans un communiqué que l'organisation de cette conférence était un signe positif.

« Le développement de l'Afrique doit être décidé en Afrique, par les Africains et pour les Africains. Chaque récolte doit être pleinement enracinée dans son propre sol pour prospérer. Le changement ne peut pas être imposé de l'extérieur, il doit être cultivé de l'intérieur », a-t-il plaidé.

« En tant qu'Africain et que président d'une agence des Nations Unies d'aide aux populations rurales laissées dans la pauvreté, je suis pleinement conscient de la nécessité de créer des partenariats. Il est impératif de fournir d'urgence une assistance à ceux qui en ont besoin maintenant. Dans le même temps, nous devons préparer l'avenir et nous engager dans des investissements sur le long terme », a-t-il ajouté.

« En plus des chocs climatiques, les pays en développement souffrent de la montée des prix et de leur volatilité ainsi que de la nécessité de nourrir une population qui augmente de plus en plus », a-t-il souligné.

 

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