Timor-Leste : le PNUD soutient les médiations locales lors de conflits fonciers

4 août 2011

Un long et violent conflit de terrains qui opposait deux communautés du district de Metinaro, à l'est de Dili, la capitale du Timor-Leste, a pris fin cette semaine grâce notamment au soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aux médiations locales.

« Nous parlons de démocratie, mais nous avons oublié comment nous respecter les uns les autres », a expliqué Adão de Araújo, l'administrateur de Metinaro, une des zones les plus peuplées du district de Dili. « Aujourd'hui, nous avons trouvé le moyen d'aimer notre communauté et d'arrêter la violence », a-t-il ajouté.

Le PNUD a mis en place un programme de soutien aux autorités timoraises pour gérer ce genre de litiges locaux et les empêcher de dégénérer en disputes plus importantes et plus violentes. Financé à hauteur de trois millions de dollars, le programme du PNUD a fourni une assistance technique et financière au ministère de la Solidarité sociale pour la création d'un nouveau département chargé d'intervenir dans les litiges locaux lorsque les villageois sont incapables de parvenir à un accord par eux-mêmes.

Le Département de consolidation de la paix et de cohésion sociale a notamment formé les médiateurs nationaux des districts d'Ermera, Dili et Baucau, des chefs communautaires et traditionnels ainsi que des membres des conseils aux techniques de médiation, y compris la facilitation du dialogue.

Près de 36 membres de trois groupes d'arts martiaux rivaux et des représentants des anciens de deux villages ont signé mardi dernier un document promettant de respecter l'environnement, de cesser d'utiliser la violence pour résoudre les litiges, d'arrêter d'occuper les terres des autres et de mettre fin à la chasse dans les zones protégées.

De toutes les zones du district de Dili, Metinaro a été la plus touchée par les violences qui ont précédé l'indépendance de l'île en 1999, et a été frappée à nouveau en 2006 par une crise nationale déclenchée par des revendications au sein de la police et de l'armée.

Près de 15.000 personnes ont fui leur domicile après les violences de 2006, et ont trouvé refuge dans 65 camps répartis à travers Dili et ses districts. À leur retour fin 2009, des disputes ont éclaté pour des questions de terre et de propriété entre des groupes d'arts martiaux rivaux et un grand nombre de chômeurs.

Le Timor-Leste prépare des élections nationales pour 2012 ainsi que le retrait de la mission de consolidation de la paix de l'ONU dans le pays.

 

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