Darfour : la paix est impérative estime l'ONU

Le Représentant spécial conjoint et Médiateur en chef conjoint par intérim au Darfour, Ibrahim Gambari. ONU Photo/Rick Bajornas.
Le Représentant spécial conjoint et Médiateur en chef conjoint par intérim au Darfour, Ibrahim Gambari. ONU Photo/Rick Bajornas.

Darfour : la paix est impérative estime l'ONU

Le Représentant spécial de l'ONU et de l'Union africaine pour le Darfour, Ibrahim Gambari, a appelé à renforcer les efforts afin de parvenir à un accord de paix global au Darfour, soulignant qu'il est temps pour la population de cette région du Soudan de revenir à une vie normale.

Le Représentant spécial de l'ONU et de l'Union africaine pour le Darfour, Ibrahim Gambari, a appelé vendredi à renforcer les efforts afin de parvenir à un accord de paix global aussi vite que possible au Darfour, soulignant qu'il est temps pour la population de cette région du Soudan de revenir à une vie normale.

« Les populations du Darfour ont trop souffert, trop longtemps, il existe aujourd'hui un impératif de paix », a déclaré Ibrahim Gambari devant les membres du Conseil de sécurité.

Rappelant les derniers développements sur les négociations de paix, notamment la récente signature de l'accord de paix de Doha entre le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la libération et la justice (MLJ), M. Gambari a estimé que cet accord constituait une étape significative.

L'accord de paix a également été signé en mai dernier à Doha, au Qatar, par plus de 500 délégués représentants différentes parties au Darfour y compris des représentants des déplacés et de réfugiés ainsi que des organisations de la société civile.

« Alors que la signature de l'accord de paix par les deux parties représente une étape importante, il reste des défis importants », a précisé M. Gambari devant les membres du Conseil de sécurité.

L'un des points à régler est la résistance de certains groupes armés à se joindre à l'accord de paix et à cesser les hostilités, notamment le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) et l'Armée de libération du Soudan/Abdul Wahid.

Pour le chef de la Mission hybride de l'Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), M. Gambari, d'autres défis restent à relever dans le domaine de l'appropriation du processus de paix par les populations.

« Le défi pour la communauté internationale est de déterminer comment faire en sorte que toutes les parties au conflit comprennent qu'une solution militaire n'est pas le voie à prendre », a-t-il ajouté.

Il a annoncé que la MINUAD continuerait les patrouilles robustes dans la région, soulignant que la collaboration avec l'équipe-pays de l'ONU et les organisations non gouvernementales est primordiale.

Dans son dernier rapport sur la situation au Darfour, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a noté que le processus de paix au Darfour est parvenu à un point critique. Il a rappelé qu'un règlement véritable du conflit au Darfour suppose toujours une large adhésion de toutes les parties, ainsi que celle de tous ceux touchés par le conflit.

Le Secrétaire général a exhorté à la communauté internationale à demander au gouvernement, à l'ALS-faction Minni Minawi, à l'ALS-faction Abdul Wahid, et au Mouvement pour la justice et l'égalité, de mettre fin aux hostilités et d'engager des négociations sans conditions préalables.

Depuis 2003, au moins 300.000 personnes ont été tuées au Darfour et 2,7 millions d'autres chassées de leurs foyers en raison des combats.