Un nouveau chapitre s'ouvre en Côte d'Ivoire, l'ONU examine les principaux défis

18 juillet 2011

La restauration de l'Etat de droit, la réconciliation nationale, la tenue d'élections législatives et la reprise économique sont les principaux défis de l'après-crise en Côte d'Ivoire.

La restauration de l'Etat de droit, la réconciliation nationale, la tenue d'élections législatives et la reprise économique sont les principaux défis de l'après-crise en Côte d'Ivoire, a souligné lundi le Représentant spécial de l'ONU pour ce pays, Y J Choi, devant le Conseil de sécurité assurant qu'un nouveau chapitre s'ouvre pour le pays.

« Le peuple ivoirien a démontré une détermination sans faille pendant la crise post-électorale. Avec la contribution de la communauté internationale, un chapitre douloureux de l'histoire de la Côte d'Ivoire a été refermé. Simultanément, un nouveau chapitre avec de nombreux défis a été ouvert », a indiqué lundi Y J Choi devant les membres du Conseil de sécurité.

« Les efforts sont en cours pour répondre aux quatre principaux défis de l'après-crise la restauration du droit et de l'ordre, la réconciliation nationale, la tenue d'élections législatives et la reprise économique », a-t-il indiqué.

Pour le Représentant spécial, malgré le travail de sécurisation effectué par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), il reste des défis à relever dans le quartier de Yopougon, en périphérie d'Abidjan, et dans l'ouest du pays où des éléments pro-Gbagbo armés sont encore présents. Concernant la réconciliation nationale, la mise en place de la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation constitue une étape encourageante, a indiqué le Représentant spécial.

Sur les élections législatives les préparations ont commencé, notamment par le travail mené par le Président de la Commission électorale indépendante, Youssouf Bakayoko.

« L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), avec la communauté internationale, est prête à assister la Commission électorale indépendante », a fait savoir M. Choi.

Selon le Représentant spécial de nombreux indicateurs démontrent un rétablissement économique positif du pays.

« Le Président Ouattara et son équipe, qui ont démontré une patience et un sang-froid remarquables pendant la crise, sont en train de travailler nuit et jour pour réussir à relever les défis post-conflit dans l'intérêt du peuple ivoirien », a conclu le Représentant spécial devant le Conseil de sécurité.

Dans son rapport sur la situation du pays publié lundi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki moon, a salué les efforts mené par le gouvernement du Président Ouattara considérant que « l'arrestation du Président Gbagbo a clos un chapitre douloureux de l'histoire de la Côte d'Ivoire qui n'aurait jamais dû avoir lieu ».

« La situation en matière de sécurité est toutefois encore extrêmement précaire et il faudra du temps pour reconstituer les capacités nationales détruites. Les défis à relever pour instaurer de nouveau une paix et une stabilité durables sont impressionnants car la crise qui a suivi les élections a exacerbé et multiplié les problèmes existants, réduit à néant les progrès faits précédemment en ce qui concerne le processus de paix et créé d'autres problèmes. Je suis préoccupé par le risque important d'une reprise du conflit armé », a-t-il indiqué.

Pour le chef de l'ONU, la stabilisation de la situation en matière de sécurité « demeure la priorité numéro un, car un climat stable en la matière permet d'aller de l'avant dans les autres domaines prioritaires identifiés par le Président et le gouvernement ».

Compte tenu des problèmes de sécurité critiques qui existent et des risques qu'une autre élection feraient courir au pays, le Secrétaire général de l'ONU recommande au Conseil de sécurité « d'autoriser le maintien des effectifs militaires de l'ONUCI, soit 9.792 personnes, dont 8.402 soldats, 186 observateurs militaires et 96 officiers d'état-major » et pour ce qui est de la police, il recommande que « le nombre d'officiers de police « augmente de 205 personnes, ce qui porterait les effectifs autorisés à 1.555 fonctionnaires de police ».

« Le soutien de l'Organisation des Nations Unies ne sera pas à lui seul suffisant. Un soutien bilatéral et multilatéral résolu sera essentiel et les partenaires régionaux continueront de jouer un rôle important », a-t-il conclu.

 

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