Libye : l'accès des agences humanitaires à Misrata reste limité

Libye : l'accès des agences humanitaires à Misrata reste limité

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La ville de Misrata est toujours encerclée par les forces gouvernementales libyennes et l'accès des agences humanitaires reste limité, a conclu l'équipe de la mission inter-agences des Nations Unies qui a terminé sa seconde mission d'évaluation humanitaire dans la ville, située sur les rives de la Méditerranée.

« Alors que la normalité semble revenue à Misrata, la ville est toujours encerclée par les forces du gouvernement libyen et reste exposée à des attaques intermittentes de roquettes », a indiqué jeudi le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué.

La mission inter-agences de l'ONU, qui s'est déroulée le 13 juillet, était composée de membres d'OCHA, du Programme alimentaire mondial (PAM), du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), du Bureau de la lutte anti-mines des Nations Unies et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

La ville a été le théâtre de nombreux affrontements violents ces derniers mois entre les forces armées fidèles à Mouammar Qadhafi et les insurgés. Située à 210 kilomètres de Tripoli, la capitale du pays, et peuplée de 517.000 personnes, la ville de Misrata est uniquement accessible par la mer. L'équipe de la mission inter-agences de l'ONU a constaté que les magasins et les marchés sont rouverts. Cependant, les prix des denrées alimentaires ont augmenté à cause de la pénurie dans l'approvisionnement et du manque d'argent liquide, a indiqué OCHA.

Selon les chefs communautaires rencontrés par la mission de l'ONU, un champ de 15 kilomètres de mines a été installé entre la ville côtière voisine de Zlitan et Misrata.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les besoins en matériel médical sont urgents, notamment les vaccins pour enfants. Les membres du PAM ont exprimé leur inquiétude sur les difficultés d'approvisionner la population de Misrata, la route joignant Benghazi, fief des insurgés étant extrêmement dangereuse.

De son côté, le HCR est à la recherche de moyens de construction après que des parties de la ville ont été dévastées par des affrontements à l'artillerie lourde. L'UNICEF a pour sa part souligné le besoin urgent de mise en place de programmes de soutien psychologique aux enfants et la création d'espace de jeux.

Les agences de l'ONU coordonnent aussi les opérations des organisations non gouvernementales dans la zone en fournissant un soutien logistique et de sécuritaire.