L'UNESCO lance un projet pour prévenir les inondations au Pakistan

L'UNESCO lance un projet pour prévenir les inondations au Pakistan

Des victimes des inondations au Pakistan en août 2010.
L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le gouvernement du Pakistan et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont lancé un projet visant à améliorer le système d'alerte précoce aux inondations au Pakistan.

Un an après les terribles inondations qui ont affecté le pays, causant près de 2.000 victimes, ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts consentis par l'UNESCO pour aider le Pakistan à faire face aux catastrophes naturelles, a expliqué l'UNESCO dans un communiqué publié mercredi.

En juillet 2010, des pluies de mousson exceptionnelles se sont abattues sur les régions du Khyber Pakhtunkhwa, du Sindh, du Punjab et du Balouchistan, provoquant les plus graves inondations depuis 80 ans. On estime à près de 20 millions le nombre de personnes affectées par ces inondations qui ont fait 1961 victimes et laissé 1,9 million de personnes sans abri.

Le projet, mis en œuvre par l'UNESCO en coopération avec l'Agence japonaise de coopération internationale et en concertation avec le gouvernement du Pakistan, vise à la fois de réduire l'impact humain et socioéconomique des inondations, à améliorer les bénéfices environnementaux et économiques pouvant être tirés des inondations et à favoriser le développement d'habitations plus sûres à proximité des zones inondables.

Pour atteindre ces objectifs, l'idée est d'adopter une approche holistique dans la gestion des inondations et des précipitations et de mettre sur pied un système d'alerte précoce aux inondations. Il est également prévu d'établir des cartes détaillées des zones inondables à proximité de l'Indus. Compte tenu du fait que la plupart des affluents de l'Indus trouvent leur origine dans les pays avoisinants, le projet vise également à établir des cellules locales et internationales de partage des observations hydrométéorologiques.

Le projet bénéficiera de l'expertise du Centre international sur les risques liés à l'eau et leur gestion (ICHARM) de l'UNESCO qui a mis au point un système intégré d'analyse des inondations utilisant les données sur les précipitations fournies par les satellites.

L'UNESCO joue un rôle de premier plan dans le groupe de travail sur le secteur de l'eau des Amis d'un Pakistan démocratique. Ce groupe de travail prépare une stratégie nationale dans le domaine de l'eau sous la coordination de la Banque asiatique de développement et en consultation avec le gouvernement du Pakistan.