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Somalie : le Conseil de sécurité appelle à former des institutions représentatives

Somalie : le Conseil de sécurité appelle à former des institutions représentatives

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Alors que le Gouvernement fédéral de transition (GFT) et le Parlement fédéral de transition somaliens ont récemment trouvé un terrain d'entente mettant fin à plusieurs mois d'impasse politique, le Conseil de sécurité a appelé vendredi les autorités somaliennes à mettre en place des institutions largement représentatives et ouvertes à tous.

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil de sécurité publiée à l'issue d'une réunion sur la situation en Somalie, le Conseil de sécurité accueille « avec satisfaction » la signature de l'Accord de Kampala le 9 juin qui a mis fin à une impasse politique de plusieurs mois entre le gouvernement et le parlement somaliens qui pesait sur le processus de paix.

Il demande aux institutions fédérales de transition « de mettre en place des institutions largement représentatives à la faveur d'un processus politique à terme sans exclusive, en tenant compte de la nécessité de veiller à ce que les femmes participent à la vie publique ».

En février dernier, le parlement a décidé de prolonger son mandat de trois ans après la fin de la période transitoire, qui devait s'achever en août. Cette décision avait été rejetée par le GFT, qui avait proposé de prolonger la période intérimaire d'un an, afin de renforcer la stabilité politique et la sécurité.

Avec la signature de l'Accord de Kampala par les deux parties, le mandat de la présidence et du parlement ont été prorogés d'une année.

Dans sa déclaration le Conseil engage « les signataires de l'Accord de Kampala à honorer leurs engagements ». Il note qu'Abdiweli Mohamed Ali a été nommé Premier Ministre du Gouvernement fédéral de transition et appelle à la constitution rapide d'un nouveau Cabinet.

Les membres du Conseil « engagent les institutions fédérales de transition à consulter largement les autres parties somaliennes, notamment les administrations locales et régionales, et à collaborer étroitement avec les pays de la région, les organisations régionales et la communauté internationale dans son ensemble ». Le Conseil réaffirme « qu'il incombe au premier chef aux Somaliens de réaliser la paix, la sécurité et la réconciliation dans leur pays ».

Il rappelle cependant que « des mesures ciblées pourraient être imposées contre ceux qui se livrent ou apportent un appui à des actes qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la Somalie » et qui « violent l'embargo sur les armes ou qui font obstacle à l'apport de l'aide humanitaire destinée à la Somalie ou à l'accès à cette aide ».

Enfin, le Conseil de sécurité salue le travail effectué par la Mission d'observation militaire de l'Union africaine en Somalie et les forces de sécurité somaliennes pour la consolidation de la paix et de la stabilité dans la capitale du pays, Mogadicio, et dans tout le pays.