Printemps arabe : malgré l'instabilité, les réfugiés ont été protégés, selon le HCR

23 juin 2011

Les six premiers mois de l'année 2011 ont été marqués par des soulèvements populaires dans plusieurs pays du monde arabe, mais malgré ces turbulences, les espaces de protection pour les populations vulnérables sont restés ouverts, a indiqué jeudi le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

En Egypte, « les opérations du HCR sont restées au même niveau d'activité qu'avant le printemps » et « la frontière avec la Libye est restée ouverte », a indiqué jeudi l'agence onusienne par communiqué. « Un grand nombre de personnes arrivant en Égypte ont trouvé un abri sûr et beaucoup ont été hébergées par des familles égyptiennes ».

En Libye, le HCR est parvenu à venir en aide à plus de 8.000 réfugiés à l'intérieur du pays. « Actuellement nous maintenons une opérationnalité minimale à Tripoli et nous commençons à opérer dans l'est », a précisé l'agence, qui souligne la vulnérabilité inquiétante des populations subsahariennes migrantes.

« Pour ceux qui restent en Libye, la situation est particulièrement menaçante, avec des personnes qui sont en danger de subir une hostilité de la part des groupes pro et des anti-gouvernement car elles sont perçues comme des mercenaires », a prévenu le HCR.

En Syrie, les frontières sont restées ouvertes aux réfugiés iraquiens. Les écoles et les centres de santé continuent d'accueillir des réfugiés en leur fournissant les soins adéquats.

De son côté, la Tunisie garde ses frontières ouvertes à un grand nombre de personnes fuyant la Libye, note l'agence onusienne, soulignant que les enfants réfugiés sont autorisés à aller à l'école et à être soignés. Le HCR a signé un nouvel accord de coopération avec le gouvernement tunisien afin d'intensifier les opérations.

Au Yémen, « l'hospitalité avec les demandeurs d'asile et les réfugiés a prévalu malgré l'instabilité politique et l'insécurité », a indiqué le HCR. « Le HCR a maintenu ses programmes de soutient au plus de 100.000 réfugiés mais notre personnel fait face à des niveaux d'insécurité qui imposent une limitation du travail », poursuit le communiqué.

« Globalement, le HCR estime que malgré les événements actuels, les espaces de protection à l'intérieur des pays de la région n'ont pas été substantiellement dégradés. Les traditions islamiques et l'hospitalité arabe envers les réfugiés perdurent et le HCR a pu continuer sur son travail », conclut l'agence.

 

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