L'ONU appelle à une enquête sur les incidents à la frontière israélo-syrienne

7 juin 2011
Des casques bleus de l'ONU patrouillant sur le Plateau du Golan, en Syrie.

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé les autorités syriennes et israéliennes à ouvrir une enquête « indépendante, transparente et impartiale » sur les incidents survenus dimanche 5 juin à la frontière israélo-syrienne.

Dans un communiqué publié mardi, elle a exprimé sa profonde inquiétude sur les informations selon lesquelles les forces de sécurité israéliennes ont utilisé des armes à balle réelle contre des civils qui manifestaient le long de la ligne de cessez–le-feu entre le Golan occupé et la Syrie.

La Haut commissaire a exhorté Israël à remplir ses obligations en matière de droits de l'homme et de droit humanitaire international afin de garantir la protection des civils.

« Entre 30 et 40 manifestants, ont été tués par les forces de sécurité israéliennes ces trois dernières semaines », a déclaré Navi Pillay dans son communiqué. « Le gouvernement d'Israël a la responsabilité de garantir que le personnel de sécurité évite l'usage excessif de la force ».

« Aussi difficiles qu'aient été les circonstances, l'utilisation d'armes à balle réelle contre des manifestants présumés non armés, qui a provoqué de nombreux morts et blessés, soulève inévitablement la question de l'usage excessif et inutile de la force », a-t-elle insisté.

Dimanche, des manifestants commémoraient l'anniversaire de la Guerre de 1967 au cours de laquelle Israël a commencé à occuper une partie du Golan. Les manifestants ont appelé à la fin de l'occupation du plateau du Golan.

Selon la presse, les tirs israéliens ont tué plus de 20 civils et fait des centaines de blessés. D'autres informations font état de détonations de mines qui auraient explosé du côté syrien de la ligne de cessez-le-feu, a indiqué le Haut commissariat aux droits de l'homme (HCDH).

Navi Pillay a également exprimé son inquiétude sur les informations selon lesquelles des civils auraient été encouragés à manifester dans les zones où les mines étaient localisées. « Les autorités syriennes ont une obligation d'empêcher que les civils entrent dans les zones ou les mines sont implantées », a-t-elle dit.

Elle également appelé à l'ouverture d'une enquête sur les événements du 15 mai dernier.

Selon la presse, le 15 mai dernier, dix personnes ont été tuées et 112 blessées dans le sud du Liban après des échanges de tirs à la frontière entre Israël et le Liban, alors que des réfugiés palestiniens manifestaient côté libanais pour commémorer la Nakba, l'exode après la création d'Israël en 1948.

Lundi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit profondément inquiet sur les événements survenus dimanche dans le Golan occupé et a appelé les parties à la retenue.

 

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