Syrie : l'AIEA soupçonne une installation nucléaire détruite en 2007 et non signalée

6 juin 2011

Le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a souligné lundi qu'une installation nucléaire aurait été détruite en Syrie en 2007, probablement par une frappe aérienne israélienne.

« L'Agence est parvenue à cette conclusion que le bâtiment détruit à Dai Alzour était très probablement un réacteur nucléaire qui aurait due être signifié à l'Agence », a dit lundi le Directeur de l'AIEA lors d'une rencontre à Vienne, en Autriche.

L'année dernière déjà, M. Amano avait souligné que la Syrie n'avait pas accepté de coopérer avec l'AIEA depuis le mois de juin 2008. Selon la presse, le bâtiment litigieux aurait été détruit par Israël dans une attaque aérienne le 6 septembre 2007.

« J'ai jugé approprié d'informer les Etats Membres de notre conclusion à ce stade car ce n'est dans l'intérêt de personne de laisser trainer cette situation indéfiniment », a-t-il expliqué.

« Il est profondément regrettable que cet installation ait été détruite avant que l'Agence n'ait pu avoir l'opportunité de jouer son rôle de vérification. Plutôt que l'utilisation de la force, le cas aurait due être rapporté à l'AIEA », a insisté M. Amamo.

Au sujet de l'Iran, il a signifié que l'Agence a reçu des informations selon lesquelles des activités nucléaires militaires auraient continué jusque récemment.

L'Iran a répété à plusieurs reprises que son programme nucléaire avait un but pacifique, celui de produire de l'énergie. Cependant, de nombreux pays soupçonnent l'Iran de vouloir développer des armes nucléaires. En 2010, le Conseil de sécurité a imposé des sanctions à l'Iran pour la quatrième fois, en mentionnant le risque de prolifération nucléaire et l'échec du pays à coopérer avec l'AIEA.

Ce sujet inquiète la communauté internationale depuis 2003, date à laquelle il a été découvert que l'Iran poursuivait un programme nucléaire depuis 18 ans, allant ainsi a l'encontre des obligations énoncées dans le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaire.

Le 9 mai dernier, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné la nécessité pour l'Iran de poursuivre les négociations sur le statut de son programme nucléaire lors d'une rencontre avec le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.

Sur la République populaire démocratique de Corée, M. Amano a estimé « que le programme nucléaire de RPDC restait une cause d'inquiétude pour la région du Nord-Est de l'Asie et au-delà » notamment à cause « des informations concernant la construction d'un bâtiment d'enrichissement de l'uranium ».

 

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