Le PNUE suggère d'investir dans le secteur forestier pour réduire la déforestation

5 juin 2011
Forêt en République démocratique du Congo (RDC)

Investir 40 milliards de dollars supplémentaires par an dans le secteur forestier pourrait réduire de moitié le taux de déforestation d'ici à 2030 et servir de catalyseur à la création de millions de nouveaux emplois.

Investir 40 milliards de dollars supplémentaires par an dans le secteur forestier pourrait réduire de moitié le taux de déforestation d'ici à 2030, augmenter le taux de plantation d'arbres d''environ 140% d'ici à 2050 et servir de catalyseur à la création de millions de nouveaux emplois, selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Appuyé par de bonnes politiques de soutien, un tel investissement, qui représenterait une somme supérieure de deux tiers aux sommes dépensées actuellement, pourrait aussi séquestrer ou enlever 28% de carbone supplémentaires de l'atmosphère, jouant ainsi un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique.

Le rapport, intitulé "Les forêts dans une économie verte : une synthèse", a été dévoilé à l'occasion des célébrations de la Journée mondiale de l'environnement dimanche. Le thème, "Forêts : la nature à votre service", met en avant les nombreux bénéfices qu'apportent les forêts à l'humanité.

Cette Journée 2011 intervient également dans le cadre de l'Année internationale des forêts, qui se concentre notamment sur les liens cruciaux entre les forêts et la transition vers une économie verte faible en carbone.

"Cette Journée mondiale de l'environnement 2011 se déroule précisément 12 mois avant la réunion Rio+20 au Brésil l'an prochain où le monde se rassemblera pour tenter de forger une réponse nouvelle et décisive au défi du développement durable au 21e siècle", a déclaré le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

"L'initiative sur l'économie verte a identifié le secteur forestier comme l'un des dix secteurs capables d'entraîner une transition vers un avenir faible en carbone, utilisant les ressources de manière efficiente et générateur d'emplois s'il est soutenu par un investissement et des politiques tournées vers l'avenir", a-t-il ajouté.

Selon le Directeur exécutif du PNUE, "il y a déjà de nombreux signaux encourageants". "Les pertes forestières nettes annuelles depuis 1990 sont passées d'environ huit millions d''hectares à cinq millions d'hectares et dans certaines régions, telles que l'Asie, les Caraïbes et l'Europe, les zones forestières ont augmenté au cours de ces vingt dernières années", a-t-il dit.

 

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