Fukushima : risque de tsunami sous-estimé mais réponse exemplaire - AIEA

1 juin 2011
Les membres d'une équipe de l'AIEA lors d'une visite à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi.

L'équipe d'experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) envoyée pour évaluer la situation sur le site de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi endommagée par le tsunami du 11 mars dernier a estimé mercredi dans un rapport préliminaire que le risque de tsunami avait été sous-estimé, mais que la réponse des autorités japonaises à la catastrophe avait été exemplaire.

Dans ce rapport remis mercredi aux autorités japonaises, les experts de l'AIEA ont souligné que « le risque de tsunami a été sous-estimé ». « Les concepteurs et les opérateurs de centrales nucléaires doivent évaluer de manière appropriée les risques de catastrophes naturelles et protéger les centrales. Ils devraient périodiquement actualiser les méthodes d'évaluation », ont-ils ajouté.

Les experts plaident aussi pour la mise en place de systèmes réglementaires indépendants et pour le renforcement des systèmes de réponse d'urgence aux catastrophes naturelles notamment dans le domaine des communications.

Composée de vingt experts d'une douzaine de pays différents et dirigée par l'Inspecteur en chef des installations nucléaires du Royaume-Uni, Mike Weightman, la mission était chargée d'examiner la gestion de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi par la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO).

Selon la presse, quatre des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont subi de lourds dégâts en raison d'explosions, inondations et autres avaries consécutives à l'arrêt des systèmes de refroidissement détruits par le séisme et le tsunami.

Pour les experts de l'AIEA, « la réponse du Japon à l'accident nucléaire a été exemplaire, particulièrement illustrée par la détermination du personnel qui a travaillé dans des circonstances exceptionnelles ». « L'évacuation de la zone alentour aux réacteurs endommagés a été bien organisée », estiment-ils. Ils recommandent par ailleurs la mise en place d'un programme de suivi sur la santé du personnel qui a été exposé aux radiations.

Mike Weightman a déclaré avoir apprécié « le degré élevé de coopération et d'accès » que l'équipe a reçu de la part du Japon « alors que cette catastrophe naturelle et l'accident subséquent de la centrale de Fukushima Daiichi de TEPCO a fourni une opportunité unique pour apprendre ».

M. Weightman présentera le rapport et les recommandations de la mission lors de la Conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire qui se tiendra à Vienne du 20 au 24 juin 2011.

 

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