Il faut exposer les charges de crimes sexuels contre les fugitifs arrêtés, selon l'ONU

29 mai 2011

Saluant la récente arrestation de deux hommes longtemps recherchés pour leurs rôles respectifs dans le conflit en ex-Yougoslavie et durant le génocide rwandais, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU chargée de lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés, Margot Wallström, a souligné, dimanche, qu'il fallait s'assurer que les accusations de violences sexuelles dont ils font tous deux l'objet ne soient pas négligées lors des procédures judiciaires.

Saluant la récente arrestation de deux hommes longtemps recherchés pour leurs rôles respectifs dans le conflit en ex-Yougoslavie et durant le génocide rwandais, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU chargée de lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés, Margot Wallström, a souligné, dimanche, qu''il fallait s'assurer que les accusations de violences sexuelles dont ils font tous deux l'objet ne soient pas négligées lors des procédures judiciaires.

L'ex-chef militaire des forces serbes de Bosnie au moment du conflit en Bosnie-Herzégovine, Ratko Mladic, a été appréhendé la semaine dernière en Serbie après avoir échappé à la justice pendant près de 16 ans. Bernard Munyagishari était recherché par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), l'accusant de crimes de génocide et crimes contre l'humanité, il a été arrêté en République démocratique du Congo (RDC), le 25 mai.

Margot Wallström a déclaré que les actes d'accusation incluant des crimes de violences sexuelles montraient que la lutte contre l'impunité pour les crimes sexuels lors de conflits armés continuait de donner des résultats.

« Cependant, dans la plupart des articles des médias sur ces arrestations respectives, la violence sexuelle utilisée comme une tactique ou une arme de guerre continue d'être négligée et peu mentionnée », a-t-elle dit par voie de communiqué.

M. Mladic est en attente de transfert à La Haye, où il sera jugé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il est inculpé pour 15 chefs d'accusation dont cinq pour violence sexuelle ou abus sexuels.

M. Munyagishari, l'ancien chef de la milice hutue Interahamwe dans la ville de Gisenyi, à l'ouest du Rwanda, est inculpé pour cinq chefs d'accusation dont le génocide et le viol considéré comme un crime contre l'humanité, lors du massacre d'environ 800.000 Tutsis et Hutus modérés qui a eu lieu pendant plus de trois mois à partir d'avril 1994. Il est en attente de transfert vers le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha, en Tanzanie.

« Il est crucial que les terribles actes de violence sexuelle dont ils sont tous deux accusés soient exposés lors du processus judiciaire en cours », a déclaré Mme Wallström. « C'est seulement en révélant ces actes terribles au grand jour que l'on peut aider à briser le plus grand silence de l'histoire. »

 

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