RDC : l'ONU salue la publication d'une étude sur les violences sexuelles

RDC : l'ONU salue la publication d'une étude sur les violences sexuelles

Une affiche à Goma, dans l'est de la RDC, prévient des conséquences criminelles des viols.
La Représentante spéciale de l'ONU sur la violence sexuelle dans les conflits, Margot Wallström, a salué la publication de l'étude du Journal américain de la santé publique sur les violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC). L'utilisation de méthodes différentes de collecte de données explique la différence statistique sur le nombre de cas de violence sexuelle.

La Représentante spéciale de l'ONU sur la violence sexuelle dans les conflits, Margot Wallström, a salué la publication de l'étude du Journal américain de la santé publique sur les violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC). Elle a expliqué que l'utilisation de méthodes différentes de collecte de données expliquait les différences statistiques sur le nombre de cas de violence sexuelle.

« C'est un effort louable que d'aider à produire des recherches empiriques dans cette zone, car nous ne pouvons pas empêcher ce que nous ne comprenons pas de manière adéquate », a déclaré Margot Wallström dans un communiqué.

« Alors que mon bureau s'attache à répondre aux problèmes de violence sexuelle dans les contextes de conflits et de post-conflits, où les viols sont souvent utilisés comme une arme de guerre et perpétrés par des militaires, l'étude du Journal américain de la santé publique couvre la violence sexuelle en y incluant les violences domestiques et celles perpétrées dans l'intimité. Cela rend inévitablement les chiffres de l'étude plus élevés », a-t-elle expliqué.

La Représentante spéciale estime que « les données officielles de l'ONU tendent à être à minima car les Nations Unies ne peuvent transmettre au Conseil de sécurité des informations sur les violences sexuelles qui n'ont pas été vérifiées par l'organisation elle-même », a poursuivi la Représentante spéciale.

Elle a souligné que l'ONU ne peut pas « effectuer d'extrapolation sur la base d'un petit échantillon » pour calculer l'incidence des violences sexuelles sur l'ensemble du territoire.

Margot Wallström a souligné l'importance de cette étude qui détaille notamment les facteurs de risques comme l'âge ou le lieu de résidence, qui constituent des indicateurs décisifs pour empêcher que de tels crimes ne soient perpétrés de nouveau.

La Représentante spéciale a également précisé que lorsque l'ONU publie des chiffres, il est toujours stipulé que la plupart des données sur les violences sexuelles sont sous-estimées, notamment à cause de la honte, de la peur de la stigmatisation ou des représailles et du manque d'accès au droit.

« Comme je l'ai toujours souligné, le nombre de viols est le sommet de l'iceberg », a insisté Margot Wallström.

« La violence sexuelle liée au conflit est l'un des principaux obstacles à la paix en République démocratique du Congo (RDC). Incontrôlée, elle peut disloquer le socle social de tout un pays », a-t-elle prévenu.

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), travaille en étroite collaboration sur le terrain avec les partenaires internationaux et nationaux afin de mettre un terme à l'utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre et pour que les responsables de telles atrocités soient traduits en justice.

Selon la presse, les conclusions de l'étude du Le journal américain de la santé publique, estime qu'en moyenne environ 1.100 femmes sont victimes de viol chaque jour en RDC. Selon ses auteurs, 400.000 femmes et jeunes filles ont été violées sur une période de douze mois entre 2006 et 2007.