La mort de ben Laden est un tournant dans la lutte contre le terrorisme, selon l'ONU

2 mai 2011

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé lundi que la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, annoncée par le Président américain Barack Obama, constituait un tournant dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde et a appelé à se souvenir des victimes.

« La mort d'Oussama ben Laden annoncée par le Président Obama la nuit dernière constitue un tournant dans notre lutte commune et globale contre le terrorisme », a dit Ban Ki-moon dans une déclaration à la presse.

« Les crimes d'Al-Qaïda ont touché la plupart des continents, causant des tragédies et la mort de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. Les Nations Unies condamnent dans les termes les plus forts possibles le terrorisme dans toutes ses formes quels que soient ses objectifs et les lieux où il frappe », a-t-il ajouté.

« C'est un jour pour se souvenir des victimes et des familles des victimes ici aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde », a encore dit le Secrétaire général. Il a indiqué qu'il se souvenait personnellement très bien du 11 septembre 2001, alors qu'il se trouvait à New York ce jour-là.

« Les Nations Unies continueront à combattre le terrorisme et prendront la tête de cette campagne contre le terrorisme », a insisté Ban Ki-moon.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a également estimé lundi que la mort d'Oussama ben Laden était d'une "importance critique" et a invité "les Etats à rester vigilants et à intensifier leurs efforts" dans la lutte contre le terrorisme, dans une déclaration lue par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, le Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, Gérard Araud.

"Le Conseil de sécurité rappelle les résolutions qu'il a prises à propos d'Oussama ben Laden et la condamnation du réseau Al-Qaïda et des groupes terroristes qui lui sont associés qu'il a prononcée en raison des multiples actes criminels terroristes par lesquels ils ont cherché à provoquer la mort de nombreux civils innocents et à causer des dégâts matériels", a-t-il ajouté dans la déclaration. "Le Conseil rappelle également les abominables attentats terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington, et en Pennsylvanie et les nombreuses autres attaques perpétrées par le réseau à travers le monde."

"Dans ce contexte, le Conseil se réjouit d'apprendre le 1er mai 2011 qu'Oussama ben Laden ne sera plus jamais capable de perpétrer d'attentats terroristes et réaffirme que le terrorisme ne peut et ne devrait pas être associé à une quelconque religion, nationalité, civilisation ou groupe", a-t-il encore dit.

De son côté, le Président de l'Assemblée générale de l’ONU, Joseph Deiss, a rappelé lundi que les Etats Membres avaient adopté une stratégie mondiale de lutte (Résolution 60/288) qui décrit une approche globale de lutte contre le terrorisme.

« Le Président Deiss réaffirme que le terrorisme est inacceptable sous toutes ses formes et manifestations », a dit son porte-parole dans une déclaration. Il « souligne que la lutte de l'Organisation des Nations Unies contre le terrorisme est aussi menée au nom de toutes les victimes. Les terroristes doivent savoir qu'il n'y aura pas d'impunité pour leurs actes barbares et lâches. »

Selon la presse, Oussama ben Laden a été tué dans la nuit de dimanche à lundi lors d'un assaut des forces spéciales américaines contre un vaste complexe résidentiel dans la ville d'Abbottabad, au Pakistan. Sa mort met fin à une traque de quasiment 10 ans menée par les Etats-Unis pour retrouver l'inspirateur des attentats du 11 septembre 2001.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Le terrorisme, une menace actuelle et en évolution, selon l'ONU

Alors que les actes terroristes se poursuivent à travers le monde, le chef de l'organe chargé de la lutte contre le terrorisme de l'ONU a souligné la nécessité pour tous les États membres d'adhérer aux traités internationaux mis en place pour lutter contre ce fléau.