Risques de catastrophes : la Représentante spéciale appelle à agir

29 avril 2011

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour la réduction des risques de catastrophe, Margareta Wahlström, a mis en garde vendredi contre ce type de risques qui représentent, selon elle, « un défi majeur que les gouvernements et les collectivités locales doivent relever de toute urgence pour éviter de payer un prix plus élevé encore à l'avenir ».

« Nous sommes dans un véhicule qui se dirige à une vitesse effrénée droit dans le mur. Nous devons agir », a-t-elle mis en garde. Des villes et collectivités du Japon, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, du Brésil, du Pakistan et d'ailleurs ont été récemment affectées par des séismes, des inondations et des coulées de boue et continuent de payer un prix élevé aujourd'hui en termes de pertes économiques.

La Troisième session de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe qui se tiendra au Centre international de conférences de Genève du 10 au 13 mai est, pour les dirigeants du monde entier, une opportunité unique de rencontre, de discussion et de décision sur les engagements nécessaires et les actions immédiates. La Plate-forme est la plus grande assemblée de parties prenantes engagées à réduire les risques de catastrophes et à développer la résilience des collectivités et des nations.

Cette année, le thème sera : « Investir aujourd'hui pour des lendemains plus sûrs : Plus d'investissements dans l'action locale ». Ce forum attend plus de 2.000 représentants de gouvernements, d'organisations non gouvernementales, de la société civile et du secteur privé, pour débattre de la manière dont les actions internationales et nationales peuvent aider les collectivités locales à réduire les risques de catastrophe.

Parallèlement se déroulera la Conférence mondiale pour la reconstruction, organisée par la Banque mondiale et les Nations Unies, qui se tiendra dans les mêmes locaux, et constitue un des principaux piliers de la Plate-forme mondiale.

« Une expérience récente, par exemple Haïti après le séisme de 2010, montre qu'en dépit de la bonne volonté et des efforts collectifs, il faut améliorer le fonctionnement de l'aide du système international de relèvement et de reconstruction », explique Selina Jackson, Représentante spéciale de la Banque mondiale aux Nations Unies et à l'OMC. « Si cela est effectué correctement, une situation de crise peut être synonyme d'opportunité. Par conséquent, il est approprié et opportun que nous tenions maintenant la première Conférence mondiale pour la reconstruction, portant le thème Repenser la reconstruction pour un avenir plus sûr ».

La Plate-forme mondiale sera ouverte par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, mardi 10 mai. Le Secrétaire général lancera un rapport majeur, le « Rapport d'évaluation mondial 2011 sur la réduction des risques de catastrophe – Identifier les risques, redéfinir le développement ».

La Plate-forme mondiale a été établie en 2007 comme forum biennal pour l'échange d'informations et le développement d'un partenariat à travers les secteurs afin d'améliorer la concrétisation de la réduction des risques de catastrophe grâce à une meilleure communication et coordination des parties prenantes.

 

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