Afrique de l'Est : plus de 8 millions de personnes ont besoin d'aide alimentaire

30 mars 2011

Le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire d'urgence en Afrique de l'Est est passé de 2 millions à près de 8,4 millions, alors que la sécheresse continue de ravager la région, a indiqué mercredi le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Des migrations transfrontalières ont également été signalées en provenance du Kenya et de Somalie vers l'Ethiopie, entrainant une concurrence accrue sur les rares ressources et de fortes tensions susceptibles de se transformer en conflits potentiels avec les communautés locales d'accueil.

Une enquête récentmenée en Somalie montre aussi des taux de malnutrition aiguëe dans la région de Juba, au sud, avoisinant les 30% de la population. Des taux dépasant 25% ont par ailleurs été enregistrés dans le nord-est du Kenya et de 20% dans les zones les plus touchées à Djibouti.

« De graves pénuries d'eau suscitent une vive inquiétude », a déclaré OCHA, rappelant que la Somalie connaissait une grave crise de l'eau à travers tout son territoire, tandis que de sérieuses pénuries en Ethiopie affectent la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes dans les régions de Somali et Oromia.

Le secteur de l'éducation a également été gravement touché, alors qu'un nombre croissant d'enfants d'âge scolaire et d'enseignants ont migré à la recherche de pâturages et d'eau. En Somalie, plus de 400 écoles ont fermé leurs portes en raison de la sécheresse depuis décembre, touchant près de 55.000 étudiants. En Éthiopie, quelque 58.000 jeunes en décrochage scolaire ont été signalés, principalement dans les régions de Somali et Oromia.

Lors d'une visite en Somalie et au Kenya le mois dernier, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence, Valerie Amos, a averti que le monde devait continuer à prêter attention à ce qui se passe en Afrique orientale.

« Nous devons toujours veiller à ce que les gens comprennent l'impact humain de ces crises. Derrière chaque statistique, il y a un visage », avait-elle dit à Nairobi, capitale du Kenya.

 

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