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Tsunami : le PNUD partenaire de la prévention des risques en Asie-Pacifique

Vue aérienne des destructions causées par le tsunami en Indonésie en 2004. Photo ONU/E. Schneider
Vue aérienne des destructions causées par le tsunami en Indonésie en 2004. Photo ONU/E. Schneider

Tsunami : le PNUD partenaire de la prévention des risques en Asie-Pacifique

Dans les cinq minutes qui ont suivi le séisme qui a frappé le Japon le 11 mars et l'alerte au tsunami qui a suivi, plus de 120.000 habitants du littoral des Philippines ont été mis en alerte grâce à un dispositif national de gestion des catastrophes appuyé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Située sur la côte est des Philippines, à 2.000 km au sud de l'épicentre du séisme, la province d'Albay n'a finalement pas été touchée par des vagues destructrices, mais quelque 108.000 habitants de 150 circonscriptions côtières ont été évacués après l'activation du système d'alerte

« Étant donné la vulnérabilité des pays du Pacifique aux catastrophes naturelles, en particulier aux événements saisonniers et hydrométéorologiques, les autorités de ces pays ont adopté des plans de réduction des risques de catastrophes, qui a contribué à la bonne préparation des conséquences du séisme de la région du Tohoku », souligne le Coordonnateur régional du PNUD pour la prévention des crises, Sanny Jegillos.

En 2006, deux ans après le passage d'un tsunami qui avait fait plus de 200.000 morts dans les pays de la région Asie-Pacifique, les Philippines avaient fait partie des 28 pays du Pacifique participants au tout premier exercice régional de simulation de raz de marée.

Depuis cette date, le PNUD a débloqué 5 millions de dollars pour appuyer les opérations de prévention mise en œuvre par les organismes nationaux philippins dans 27 provinces particulièrement exposées, afin de les aider à évaluer la vulnérabilité des communautés, à établir des plans de gestion des risques et à mettre en place des systèmes communautaires d'alerte rapide.

Après le tsunami de 2004, le PNUD avait offert aux cinq pays les plus gravement touchés - Inde, Indonésie, Sri Lanka, Thaïlande et Maldives- une gamme d'outils de prévention, incluant notamment des conseils techniques, des activités d'information du public, des exercices d'évacuation et la création de refuges communautaires en cas d'urgence.

Le PNUD a également offert une assistance technique et financière visant à établir des procédures opérationnelles permanentes pour les alertes rapides aux tsunamis, visant à renforcer les moyens de communications entre les organismes de surveillance installés dans la région, comme le Centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique basé à Hawaï, et les autorités nationales et locales des pays de la région.

Le 11 mars, après le séisme au Japon, c'est ce dispositif qui a été mis en œuvre. Une heure après que le Centre régional d'Hawaï a transmis l'alerte à l'Agence nationale de gestion des catastrophes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les autorités de ce pays ont ainsi envoyé 300.000 SMS aux habitants des régions exposées et diffusé des avertissements sur les télévisions et les radios locales et nationales.

La région, distante de plus de 4.000 km du Japon, était l'une des quatre provinces à risque de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où le PNUD a soutenu l'élaboration de stratégies de gestion des risques et la création de bureaux de gestion des catastrophes. Pendant l'alerte, un spécialiste de la gestion des risques de catastrophes au PNUD, Rabin Narayan Gaudo, était d'ailleurs présent dans la salle de contrôle de l'Agence nationale de gestion des catastrophes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, pour apporter son expertise et fournir des informations aux partenaires régionaux et internationaux.

Depuis 2004, plusieurs tsunamis ont frappé le Pacifique, notamment dans le sud de Java (Indonésie) en 2006, aux Îles Salomon en 2007, au Samoa et à Tonga en 2009 et dans les îles Mentawai (Indonésie) en 2010.