Japon : l'ONU mobilise son expertise sur la sécurité sanitaire des aliments

Japon : l'ONU mobilise son expertise sur la sécurité sanitaire des aliments

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L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont engagées à mobiliser leurs connaissances et leur expertise en appui aux efforts menés par le gouvernement japonais pour faire face aux problèmes de sécurité sanitaire des aliments découlant de la catastrophe du 11 mars.

Depuis le séisme et le tsunami du 11 mars, des milliers de vies ont été perdues et de nombreux bâtiments et habitations ont été endommagés ou détruits. Les infrastructures des transports ont aussi souffert et des terres cultivées et des installations d'aquaculture ont été endommagées ou complètement détruites.

« Dans cette situation, les dommages subis par les réacteurs de la centrale nucléaire (de Fukushima), le risque d'exposition humaine directe aux rayonnements qui en résultent et les efforts déployés pour contrôler la situation dans les installations concernées font également l'objet d'une attention prioritaire », ont indiqué les trois agences onusiennes dans un communiqué conjoint publié mercredi.

« Les problèmes de sécurité sanitaire des aliments confèrent une dimension supplémentaire à la situation d'urgence. Certains produits alimentaires prélevés et analysés en différents lieux de la Préfecture de Fukushima et dans les zones adjacentes ont été contaminés par des matières radioactives », poursuit le communiqué.

« Le Japon a mis en place des règlementations concernant les limites provisoires de radioactivité dans les aliments. Une surveillance des denrées alimentaires est exercée, la radioactivité est mesurée et les résultats sont communiqués au grand public. Les autorités japonaises prodiguent également des conseils aux consommateurs et aux producteurs au sujet des mesures de sécurité sanitaire des aliments à appliquer », soulignent les trois agences.

Dans un communiqué publié mardi, l'AIEA déclarait avoir noté « quelques améliorations » dans la crise nucléaire japonaise tout en soulignant que « la situation restait toujours très grave ».

Le Conseiller spécial de l'AIEA sur les questions scientifiques et techniques, Graham Andrew, avait souligné lors d'un point presse au siège de l'agence onusienne à Vienne que de hauts niveaux de radiation avaient été détectés dans la nourriture, notamment les épinards, dans des échantillons provenant de 37 endroits différents.

« Cela démontre que dans quatre préfectures certains produits alimentaires sont au-dessus des niveaux autorisés », a-t-il ajouté.

L'AIEA prévoit d'envoyer une équipe d'évaluation dans des zones situées entre 35 et 68 kilomètres de la centrale et deux autres dans la zone de Fukushima et aux alentours de Tokyo.