Côte d'Ivoire : le Conseil de sécurité indigné par les tirs à l'arme lourde à Abobo

Côte d'Ivoire : le Conseil de sécurité indigné par les tirs à l'arme lourde à Abobo

Des réfugiés qui ont fui l'instabilité en Côte d'Ivoire attendent d'être enregistrés dans un camp au Libéria.
Le Conseil de sécurité a exprimé son indignation au sujet des tirs à l'arme lourde qui ont causé la mort de 30 personnes la semaine dernière sur un marché du quartier d'Abobo, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et a prévenu que les auteurs de ces tirs devraient rendre des comptes.

Trente civils ont été tués et 60 autres blessés lors d'une attaque à l'arme lourde jeudi contre le marché d'Abobo par des forces loyales à l'ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo, selon l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

S'exprimant devant la presse lundi, la Présidence du Conseil de sécurité, qui est occupée en mars par la Chine, a souligné qu'une telle attaque ne resterait pas impunie.

« Les membres du Conseil de sécurité réitèrent leur profonde inquiétude au sujet de la poursuite de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire et de ses conséquences humanitaires négatives sur la population civile, y compris les réfugiés et les personnes déplacées », a dit le Représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, Wang Min.

Il a prévenu que le Conseil de sécurité était déterminé « à imposer des mesures, dont des sanctions ciblées, contre ceux qui entravent une résolution pacifique de la crise, font obstacle au travail de l'ONUCI et d'autres acteurs internationaux en Côte d'Ivoire et commettent des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international. »

Laurent Gbagbo a perdu l'élection présidentielle fin novembre face à Alassane Ouattara mais il refuse d'admettre la victoire de ce dernier qui a été reconnue par la communauté internationale. Le quartier d'Abobo est considéré comme un fief des partisans de M. Ouattara.