Bahreïn : la crise doit être résolue par le dialogue social, selon le chef de l'OIT

Bahreïn : la crise doit être résolue par le dialogue social, selon le chef de l'OIT

Le directeur général du BIT, Juan Somavia.
Le Directeur de l'Organisation internationale du travail (OIT), Juan Somavia, a fait part mercredi de sa « vive préoccupation » après l'instauration de l'état d'urgence dans le royaume de Bahreïn mardi.

« C'est un sérieux revers pour les libertés civiles, y compris le droit à l'action syndicale légitime », a-t-il déclaré dans un communiqué, estimant qu'il était « urgent d'intensifier les efforts pour soutenir le dialogue engagé entre le gouvernement de Bahreïn et les principaux acteurs de la société civile ».

L'OIT « partage pleinement la préoccupation exprimée par le Secrétaire général de l'ONU et d'autres dirigeants de la planète sur les récentes violences et sur l'usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques, dont de nombreux syndicalistes », poursuit son communiqué.

Juan Somavia souligne également que dans ses activités de coopération avec les pays du Conseil de coopération du Golfe, l'OIT a toujours insisté sur « le rôle central du dialogue social » pour la mise en place « de conditions de travail décentes » pour toutes les composantes de la société.

Estimant ensuite qu'un « dialogue national allant de l'avant est plus que jamais nécessaire », il a rappelé les efforts déployés par l'OIT pour la mise en place d'une législation permettant à la Fédération générale des syndicats de Bahreïn de jouer un rôle dans le dialogue social et les négociations.

Pour conclure, Juan Somavia rappelle aussi que « les syndicats de Bahreïn ont continué à appeler à des réformes de manière pacifique et constructive ». « Dans tous les cas, leurs droits à l'action et à se faire entendre doivent être scrupuleusement respectés, et ils doivent rester des partenaires dans la recherche de solutions par le biais de véritables négociations ».