Japon : l'ONU déploie une équipe d'experts en catastrophes

Japon : l'ONU déploie une équipe d'experts en catastrophes

Fumée et inondations à Sendai, au Japon, après le séisme et le tsunami du 11 mars.
Alors que le Japon affronte les conséquences dramatiques du séisme et du tsunami qui ont frappé vendredi le nord-est du pays, des experts de l'Equipe des Nations Unies pour l'évaluation et la coordination en cas de catastrophe (UNDAC) sont arrivés dans le pays afin d'assister le gouvernement dans la gestion de cette catastrophe.

« Une grande opération d'urgence est en train d'être déployée suite au tremblement de terre de magnitude 9,0 sur l'échelle de Richter qui a provoqué un tsunami qui a dévasté la côte du nord-est du Japon vendredi », a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dans un communiqué de presse.

Plus de 13 pays ont envoyé des équipes d'urgence afin d'aider le gouvernement japonais à assister les populations affectées par les dégâts causés par le tremblement de terre et le tsunami.

Le ministre des affaires étrangères du Japon a demandé l'assistance de l'équipe d'urgence des Nations Unies afin d'assister les autorités à diffuser une information précise et en temps réel à la communauté internationale.

Les sept membres de l'équipe d'intervention d'urgence de l'ONU sont originaires de France, du Royaume-Uni, de Suède, d'Inde, de République de Corée et du Japon. L'équipe va mettre en place un centre local de coordination des opérations et doit se rendre dans les zones affectées par la catastrophe afin d'évaluer les besoins humanitaires.

L'équipe des Nations Unies pour l'évaluation et la coordination en cas de catastrophe (UNDAC) est en charge d'assister l'ONU lors de catastrophes et de situations d'urgence. Elle est en mesure d'être déployée en 24 heures partout dans le monde.

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a eu un entretien téléphonique lundi matin avec le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, au sujet des risques posés par les réacteurs nucléaires qui ont été endommagés par le séisme et le tsunami.

« Le Directeur général a déclaré que les fuites radioactives des réacteurs avaient été minimes et que les conséquences pour la santé devraient être minimes », a indiqué un porte-parole du Secrétaire général au sujet de la conversation.

Les deux responsables ont convenu de l’importance d’un sommet sur la sûreté nucléaire qui aura lieu le mois prochain à Kiev, en Ukraine.

L'AIEA a indiqué qu'une nouvelle explosion était survenue lundi matin dans l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, blessant six personnes. D'après la presse, l'enceinte de confinement et le réacteur lui-même n'ont pas été endommagés. Ce nouvel accident a été attribué à l'accumulation d'hydrogène dans le bâtiment.

Samedi, les autorités japonaises avaient informé l'AIEA d'une explosion survenue à la centrale de Fukushima, particulièrement touchée par le tremblement de terre. L'Agence japonaise pour la sécurité nucléaire et industrielle (NISA) a étendu le périmètre d'évacuation autour de la centrale nucléaire défaillante de 10 à 20 kilomètres afin de limiter l'impact d'éventuelles fuites radioactives sur la population. Les autorités japonaises ont évacué près de 185.000 personnes vivant aux alentours de la centrale. Plus de 230.000 pilules d’iode ont été distribuées aux populations.