Séisme au Japon : l'ONU exprime sa tristesse et promet son aide

Séisme au Japon : l'ONU exprime sa tristesse et promet son aide

Une vue de Tokyo, au Japon, après le séisme du 11 mars 2011.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé vendredi son choc et sa tristesse après le séisme d'une magnitude de 8,9 qui a frappé le Japon et a indiqué que les Nations Unies feraient tout ce qu'elles peuvent pour apporter l'assistance nécessaire.

« Le monde est sous le choc et attristé par les images venant du Japon ce matin », a dit Ban Ki-moon lors d'un point de presse au siège de l'ONU à New York. « Au nom des Nations Unies, je veux exprimer mes plus profondes sympathies et sincères condoléances au peuple et au gouvernement japonais, et plus particulièrement à ceux qui ont perdu leur famille et leurs amis dans le séisme et les tsunamis qui ont suivi. »

Ban Ki-moon a déclaré que les Nations Unies étaient « aux côtés de la population du Japon. » « Nous ferons tout ce que nous pouvons dans ce moment très difficile », a-t-il ajouté, rappelant que le Japon était « l'un des plus généreux et solides bienfaiteurs, venant en aide à ceux qui en ont besoin dans le monde. »

"Nous ferons tout notre possible pour mobiliser l'assistance humanitaire et des équipes de réduction des risques dès que possible", a-t-il ajouté, en réponse à la question d'un journaliste.

De son côté, une porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Genève, Elizabeth Byrs, a indiqué que les Nations Unies n’avaient pas déployé pour l’instant d’équipes de secours mais qu’elles étaient prêtes à le faire si le Japon demandait de l’aide.

Le Secrétaire général a indiqué que l'ONU surveillerait de près la situation alors que des secousses sont ressenties à travers le Pacifique et l'Asie du Sud-est au cours de la journée.

« J'espère sincèrement que sous la direction du Premier ministre Kan Naoto et le plein soutien et la solidarité de la communauté internationale, le peuple et le gouvernement japonais seront en mesure de surmonter ce moment difficile dès que possible », a-t-il ajouté.

Selon la presse, un tsunami a ravagé la côte nord-est du Japon vendredi après un séisme d'une magnitude de 8,9, considéré comme un record au Japon.

Dans un communiqué, l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué que son Centre des incidents et des urgences (CEI) avait été informé par les autorités japonaises que le séisme de vendredi avait « coupé l'approvisionnement en électricité de la centrale nucléaire de Daiichi, à Fukushima» et que le tsunami qui l’a suivi avait provoqué des inondations ayant « désactivé les générateurs diesel destinés à fournir de l'électricité de secours pour le système de refroidissement de la centrale ».

« L’Agence japonaise de la sureté nucléaire (NISA) a indiqué que l’état d’urgence nucléaire avait été décrété à Fukushima, où la centrale a été arrêtée, sans qu’aucune fuite radioactive n’ait été observée », poursuit le communiqué de l’AIEA.

« Les autorités japonaises ont aussi fait état d’un incendie dans la centrale de Onagawa, qui a depuis été maitrisé. Au total, ce sont les centrales de Daiichi, Onagawa et de Tokai qui ont été arrêtées automatiquement, sans qu’aucune fuite ne soit constatée », ajoute l’agence onusienne, qui précise qu’elle continue de suivre l’évolution de la situation, en étroite liaison avec les autorités nucléaires japonaises.

Selon la presse, les tsunamis représentent un sérieux danger pour les centrales nucléaires dans la mesure où des inondations peuvent submerger des installations nucléaires de tonnes de débris entraînés par les flots, qui viennent contaminer ou endommager le système de refroidissement, entrainant l’arrêt automatique du réacteur. Face à la nécessité impérative de continuer à refroidir, les centrales japonaises disposent de bassins de secours, qui doivent être approvisionnés en eau fraîche et propre dans un délai de 72 heures après l’arrêt des réacteurs.

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a indiqué pour sa part que l’UNESCO suivait de près la situation, à travers sa Commission océanographique intergouvernementale.

« La progression du tsunami dans le Pacifique fait l’objet d’un suivi par le Système d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique, créé par l’UNESCO avec les pays riverains du Pacifique, il y a près de cinquante ans. Ce Système a émis très régulièrement des bulletins pour alerter les autorités dans le Pacifique depuis la survenue du tremblement de terre aujourd’hui », a-t-elle dit.

« Notre longue expérience dans ce domaine a montré qu’une information rapide et précise peut sauver des vies », a-t-elle ajouté. « L’UNESCO fera son possible dans les domaines de compétence qui sont les siens pour aider les victimes de cette catastrophe à se rétablir et à reconstruire leurs vies ».