En RDC, Valerie Amos veut se concentrer sur la protection des civils

8 mars 2011

Après s'être rendue à la frontière tuniso-libyenne où des dizaines de milliers de ressortissants étrangers ont afflué ces derniers jours fuyant les violences en Libye, la Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a débuté mardi une visite de deux jours en République démocratique du Congo (RDC).

Au cours de ce séjour, la chef de l'humanitaire de l'ONU se rendra dans deux régions du pays particulièrement touchées par les violences armées, le Nord Kivu et la Province orientale, où les populations civiles, souvent isolées, continuent d'être les cibles privilégiées d'attaques de groupes rebelles. C'est particulièrement le cas des femmes et des filles, les plus vulnérables.

Un rapport rendu public début mars par le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) estime ainsi qu'au cours des 12 dernières années de conflit, environ 200.000 femmes ont été violées en RDC, dont au moins 120 depuis le début 2011. L'étude pointe aussi le « désarroi » des victimes qui sont dans « une extrême précarité » et n'ont « pas ou peu accès aux soins médicaux et psychologiques, ni à la justice et à des réparations ».

Une porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA)a , Stephanie Bunker, a indiqué que Valerie Amos se concentrerait d'ailleurs durant cette visite sur les moyens d'améliorer l'accès aux populations et de renforcer la protection des civils.

Mme Amos aura également des entretiens avec des responsables politiques nationaux et locaux, les dirigeants de la Mission de stabilisation de l'ONU en RDC (MONUSCO), des représentants de la société civile et des agences onusiennes et organisations non gouvernementales actives sur le terrain.

 

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