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L'ONUDC crée un nouveau système d'aide aux victimes de trafic d'êtres humains

L'ONUDC crée un nouveau système d'aide aux victimes de trafic d'êtres humains

Quatre femmes assises sur un banc la nuit, l'attention étant portée sur le bas de leurs jambes et leurs pieds.
A l'occasion de la Journée internationale de la femme, l'Office des Nations Unies pour la drogue et le crime (ONUDC) a annoncé mardi, en présence de l'actrice américaine et Ambassadrice de bonne volonté Mira Sorvino, la création d'un nouveau système d'aides pour les victimes de trafic d'êtres humains dont les deux tiers sont des femmes et des enfants.

« Au travers de mon travail dans plusieurs parties du monde, j'ai vu de mes propres yeux l'innommable souffrance due au trafic d'êtres humains : des jeunes filles volées dans leurs maisons ou vendues par leurs propres parents pour être sexuellement exploitées, aux hommes réduits à l'état d'esclave et victimes de torture, aux enfants dont l'innocence est emportée par les mains d'adultes dont le seul souci est le profit. J'encourage chaque personne à travailler pour mettre un terme à ces crimes : l'esclavage moderne existe car nous le tolérons », a déclaré l'Ambassadrice de l'ONUDC lors d'une cérémonie qui s'est déroulée mardi à Londres, au Royaume-Uni.

Au moins un million de dollars ont été mobilisés pour ce système qui accordera des subventions aux organisations qui aident les victimes du trafic d'êtres humains. Ce système fait partie du Fonds spécial de l'ONU pour les victimes de la traite d'êtres humains créé en novembre par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Selon l'ONUDC, 2,4 millions de femmes, d'enfants et d'hommes sont victimes de cette traite.

Pour le Directeur exécutif de l'ONUDC, Yury Fedotov, « le lancement de ce système est une première étape concrète dans le Plan global de l'Assemblée générale de l'ONU adopté en 2010 pour combattre le trafic des personnes. A l'aide d'une approche cordonnée et globale, ce système peut faire la différence pour les personnes qui sont dans le besoin et pour mettre un terme au trafic dans toutes ses formes ».

Une jeune femme lituanienne présente à la cérémonie de lancement est venue témoigner. Elle a été victime d'un trafic d'exploitation sexuelle de la Lituanie vers le Royaume-Uni. « Nous voulons être traitées avec respect comme des personnes normales. Il est souvent difficile d'avoir accès à une banque, un emploi ou d'avoir accès à l'éducation. Nous ne voulons pas être jugées. Nous voulons simplement être aidées pour mener une vie normale », a insisté la jeune fille.

L'ONUDC estime qu'en Europe seule, le trafic d'êtres humains représente plus de 3 milliards de dollars. Environ 140.000 personnes sont victimes de cette exploitation.

« Des êtres humains sont vendus comme des objets. Il est temps de changer d'attitude à l'égard de ces terribles pratiques et de travailler pour éradiquer ces crimes », a conclu Yury Fedotov.