Haïti : l'Envoyée de l'UNESCO défend une refondation du système éducatif

15 février 2011

L'Envoyée spéciale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour Haïti, Michaëlle Jean, a défendu mardi devant la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), la refondation complète du système éducatif haïtien qu'elle considérée comme « une urgence », à placer « en haut de la liste des priorités ».

L'Envoyée spéciale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour Haïti, Michaëlle Jean, a défendu mardi devant la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), la refondation complète du système éducatif haïtien qu'elle considérée comme « une urgence », à placer « en haut de la liste des priorités ».

« Il est impératif de mettre à exécution le Pacte national pour l'éducation qui a été développé par les instances haïtiennes du monde de l'éducation et endossé par le président de la République. Ce plan jette les bases de l'édification d'un système d'éducation accessible, universel et de qualité », a-t-elle déclaré avant de prendre part mardi à une réunion de la CIRH au cours de laquelle présentera la stratégie de l'UNESCO.

L'organisation s'engage à épauler le Ministère haïtien de l'éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) pour mettre en œuvre le plan recommandé par le Pacte national pour l'éducation. L'objectif d'Haïti est notamment d'offrir à tous les enfants de 6 à 12 ans un enseignement gratuit et de qualité à compter de 2015. Avant le séisme du 12 janvier 2010, un enfant sur cinq seulement avait accès à l'école publique.

Le MENFP veut aussi accroître la proportion des étudiants qui poursuivent des études aux niveaux secondaire et universitaire et alphabétiser 2,5 millions d'habitants. L'UNESCO se tient aux côtés des autorités pour ce défi, notamment pour renforcer la qualité des enseignements, offrir des formations pour les professeurs ou élaborer les programmes scolaires.

« Haïti doit pouvoir compter sur une main-d'œuvre éduquée pour réaliser le Plan d'action pour le relèvement et le développement qui a été présenté par le gouvernement haïtien en mars 2010 et qui prévoit la refondation territoriale, économique, sociale et institutionnelle », a poursuivi Michaëlle Jean, avant d'estimer que la reconstruction ne serait possible « que si les citoyens disposent de tous les outils nécessaires pour s'attaquer aux défis de l'avenir ». « À ce chapitre, l'éducation est incontournable », a conclu l'Envoyée spéciale de l'UNESCO.

 

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