Le partenariat ONU-Union européenne au coeur d'un débat du Conseil de sécurité

8 février 2011
La Haut-Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton.

Invitée par le Conseil de sécurité à s'exprimer mardi dans le cadre d'un débat sur la coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales, la Haut-Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, a réaffirmé l'engagement de l'UE en faveur d'un partenariat étroit avec les Nations Unies.

Concernant les derniers développements en Côte d'Ivoire, elle a rappelé combien le partenariat entre l'UE et l'ONU était vital pour faire progresser les initiatives de paix et de sécurité internationales. Elle a en outre jugé que la pleine application du Traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009 pour améliorer le fonctionnement de l'Union européenne, devrait contribuer à renforcer l'efficacité de ce partenariat.

La responsable de la diplomatie de l'Union européenne s'est attardée sur la situation en Tunisie et en Égypte. « Un nombre considérable de pays demandent plus de liberté et de démocratie », a-t-elle commenté.

Soulignant que les manifestations qui ont lieu dans la région reflétaient la volonté des peuples de pouvoir participer à la vie politique de leur pays et de bénéficier des résultats du développement économique, elle a rappelé que, pour l'Union européenne, la réalisation de leurs aspirations « légitimes » passait « par le dialogue, des réformes et des élections libres et équitables ».

Elle a indiqué que l'Union européenne allait proposer un appui pratique aux processus de transition en cours et qu'elle avait déjà eu des discussions sur ce sujet avec le Ministre tunisien des affaires étrangères. « Je me rendrai, dès la semaine prochaine dans la région, pour clarifier comment l'Union européenne pourrait apporter son aide », a-t-elle dit.

S'agissant du conflit israélo-arabe, Mme Ashton a rappelé la position commune des 27 membres de l'Union européenne. Faisant référence à la Conférence de Munich, qui s'est achevée dimanche 5 février, elle a énuméré les paramètres « bien connus » de la paix dans la région, à savoir « la réalisation de la solution de deux États, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, avec un État palestinien souverain, indépendant, démocratique sur la base des frontières de 1967 et ayant Jérusalem pour capitale ».

« Notre position sur cette question et sur celles qui y sont associées, notamment la question des activités de colonies de peuplement, demeure inchangée », a-t-elle affirmé, indiquant qu'une réunion de suivi se tiendra bientôt à Bruxelles et que le Quatuor, également dans les prochains jours, rencontrera séparément les négociateurs des deux parties.

S'agissant du Soudan, elle a précisé que « l'Union européenne avait contribué à l'organisation du référendum sur l'autodétermination au Sud-Soudan en déployant une importante mission d'observation. « Aux côtés des Nations Unies, elle continuera à travailler avec le Nord et le Sud en vue de développer des institutions démocratiques viables », a-t-elle assuré.

Concernant la Côte d'Ivoire, elle a mis en exergue la concordance de vues entre l'Union européenne, les Nations Unies et l'Union africaine pour ce qui est de la crise politique dans ce pays, rappelant que l'Union européenne reconnaît le Président Alassane Ouattara comme étant le seul vainqueur des élections.

L'Union européenne, a-t-elle ajouté, a adopté des sanctions ciblées contre des entités et des individus proches de l'ancien Président Laurent Gbagbo, afin de convaincre ce dernier d'accepter les résultats de l'élection.

 

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